Il faut désormais payer une taxe de 200 shillings par jour pour accéder aux médias sociaux en Ouganda

Hier, je me réveille tôt le matin et, comme toujours, j’active les données mobiles de mon téléphone avant de sortir du lit, question de consulter mon mail et passer des petits coucous aux amis via WhatsApp… mais en vain. Qu’est-ce qui se passe ? Aucune idée. Je désactive les données mobiles, puis je m’en vais prendre la douche avant de retenter quelques minutes plus tard, mais toujours rien.

Par un heureux hasard, j’essaie d’ouvrir Google, et oups… la page d’accueil Google se recharge sans contrainte. Jusque-là, je ne savais pas que l’accès aux réseaux sociaux en Ouganda, où je séjourne depuis 3 semaines déjà, est désormais conditionné par le payement d’une taxe de 200 shillings, soit 0.05 dollars US. Il faut avouer que je ne m’intéresse pas trop à l’actualité du pays de Museveni, surtout que c’est la coupe du monde, mais aussi, il se passe beaucoup des choses chez nous en RDC.

Quand j’ai vu que je pouvais accéder à la page d’accueil de Google et mener des recherches sans problème, m’est directement venu à l’esprit l’idée d’installer le VPN et hop ! Me voilà de retour sur les réseaux sociaux. Tout Congolais qui se respecte doit avoir un tel réflexe car au pays, nous sommes souvent soumis aux coupures et censures de l’internet. Cela m’a aussi rappelé une blague selon laquelle « pour embaucher un Congolais il ne faut jamais lui demander une expérience car la vie au Congo doit être mentionné sur le CV de chaque congolais. »

Une mesure économique ?

L’Ouganda se serait inspiré des services Cloud comme Amazon ou Azure de Microsoft qui ont généré respectivement 12 milliards et 7 milliards de dollars en 2017. En voyant le chinois Alibaba lancer aussi son service Cloud, l’Ouganda s’est dit qu’il est hors des questions de limiter l’internet aux réseaux sociaux alors qu’il est un enjeu économique considérable. Bah, au fait, ça c’est ce que je pense dans ma tête.

En effet, selon le budget de l’exercice 2018/2019, le gouvernement ougandais s’attend à recueillir environ 400 milliards de dollars par an auprès des utilisateurs des médias sociaux.

La réaction des internautes ougandais

Je ne suis pas le seul à avoir pensé aux VPN en Ouganda. Quelques heures seulement après l’introduction de la taxe sur les médias sociaux, la recherche de VPN sur le moteur de recherche le plus populaire au monde, Google, a explosé en atteignant la valeur maximale ‘100’ au cours des dernières heures. Selon Google, entre le 24 juin et le 29 juin, la recherche de VPN n’était pas allée au-delà de la valeur de recherche de Google, soit 5. En fait, au 24 juin à 7h du matin, il y avait ‘0’ recherche. Les VPN masquent l’emplacement exact de l’utilisateur et permettent ainsi de contourner facilement le blocage.

Les compagnies de télécommunications (MTN, Airtel et Africell) ont annoncé dans un communiqué que les internautes devront payer 200 shillings par jour et par utilisateur pour accéder aux réseaux sociaux.

Twitter, Facebook, Instagram ont été éteints par les télécoms ce 1er juillet à minuit. La première fois que les Ougandais ont massivement utilisé le VPN, c’était en 2016 lors des élections présidentielles après que le gouvernement ait bloqué les médias sociaux dans le pays.

La toile ne manque jamais d’humour

Ça c’est une particularité propre à la toile. Les internautes trouvent toujours de quoi amuser la galerie dans chaque situation. Ici, j’essaie de vous traduire les déclarations amusantes sur lesquelles je suis tombé et qui m’ont marré.

1. Ok, vous ne pouvez pas ajouter les 200 shillings sur le prix du sucre et laisser Internet en paix?

2. L’Ouganda n’est plus Wakanda, elle est Jumanji #SocialMediaTax

3. Je n’arrive pas à croire comment certains députés qui ont appuyé l’imposition des médias sociaux téléchargent aussi des VPN

4. Les gars arrêtons de parler des VPN et prétendre que nous avons payé la taxe. Comme ça Museveni et ses crétins peuvent commencer à se battre entre eux à la recherche de qui a volé l’argent #socialmediatax

5. Payer des impôts à un gouvernement corrompu n’est pas patriotique, c’est de l’esclavage.

6. Je vois des gens en ligne mais pas encore d’argent, que se passe-t-il? #SocialMediaTax

4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent

Mon coup de foudre pour le Rwanda

« Dieu se trouve partout mais le soir il revient dormir au Rwanda », proverbe Rwandais.
Je n’ai jamais compris la philosophie de ce proverbe et cela ne me surprend pas car le pays des milles collines c’est aussi le pays des milles surprises. Mais pourquoi Dieu devrait opter pour le Rwanda comme unique dortoir ? Mon récent voyage dans ce paradis africain m’a permis de le découvrir.
Mon voyage commence à Gisenyi, une ville qui est à l’Ouest du Rwanda et qui partage la frontière avec Goma, la ville congolaise qui m’a vu naître. De Gisenyi, j’ai pris un bus qui devait m’emmener à Kigali, la capitale Rwandaise. Avant de fouler le sol de la capitale, c’est le paysage verdoyant qui a le plus attiré mon attention, au point de me faire oublié que j’avais un livre en mains.

Nous avons marché sur des nuages

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Du brouillard dans des vallées au Rwanda
CC : Pixabay

Après 4 heures de route, mes yeux se sont posés sur des grattes-ciels, perchés sur des collines. Une ville qui s’élève sur des montagnes comme pour imposer à tous les regards de se tourner vers elle. A côté des ces maisons grandioses, ce sont les arbres qui dominent le visage de Kigali. L’air y est frais et le climat doux. De quoi charmer Imana (Dieu en Kinyarwanda) en lui offrant un environnement de choix pour son repos vespéral.

Il n’y a pas que les maisons qui sont perchées au Rwanda. Les routes aussi. Elles parcourent des collines élevées en offrant une vue panoramiques dans les profondeurs des vallées exhalant du brouillard tout alentour. Je me suis attardé sur ce spectacle on ne peut plus alléchant où j’ai vu le vent emporter des brouillards épais sous forme des nuages.
Je me suis retourné vers Providence Baraka, mon compagnon de voyage et lui ai soufflé : « regardes, nous marchons sur les nuages ». Sans vous mentir, pendant un laps de temps je me croyais déjà au ciel. Se retrouver au-dessus des nuages ça n’arrive pas deux fois dans une vie.
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Une route tracée sur la montagne
CC : Pixabay

Si Dieu a vraiment créé le monde, Il doit être fier de son chef-d’œuvre qu’est le Rwanda. A sa place, je n’aurais pas non plus besoin de passer mes nuits ailleurs, mis à part les exigences de l’ omniprésence. Ce pays offre une attraction hors-norme : des rivières par ci, des chutes d’eau par là. Des montagnes verdoyantes se suivent à perte de vue. Devant ce tableau merveilleux, mon ami Providence, ébahi, s’est exclamé : « Au Rwanda, c’est plus de milles collines. »

Le Rwanda est amour

Arrivés à Kigali, Providence et moi avons eu un problème de communication. Nous avons eu du mal à trouver un cyber café et communiquer avec les habitants de la ville n’a pas été chose simple. Alors que les Rwandais sont sensés être polyglottes, ils ne parlent mieux que le Kinyarwanda. La transition du pays de la francophonie vers l’anglophonie pèse encore sur les Rwandais, ils sont partagés entre un Français en agonie et un Anglais inaudible.
Curieusement, cela ne nous a pas coûté trop cher car les  Rwandais comprennent avec le cœur. Ils nous ont compris sans nous entendre. Qui plus est, cela nous a plutôt valu assistance. Je me souviens que, quand il m’a fallu passer un appel dans une cabine, j’ai été exempté du payement pour le simple fait que le revendeur d’unités a compris que j’étais un étranger. « C’est un service rendu », m’a-t-il dit.
Je me suis senti bien et fier de me retrouver étranger au Rwanda car cela m’a fait découvrir le degré de générosité de ce peuple enthousiaste. Si l’amour est charitable, le Rwanda est amour comme Dieu l’est aussi. Imana avait donc raison d’établir son dortoir au Rwanda car il est amour et il ne peut que vivre au milieu d’un peuple qui aime inconditionnellement.

Mohamed Salah, ballon d’or 2018

Comme l’avait bien souligné mon compatriote Franck Ngonga dans un article sur son blog, le football européen a déjà volé la vedette au football congolais et c’est aussi bel et bien le cas pour tous les autres pays africains.
Maintenant que nous sommes à quelques jours de la finale de la Ligue des Champions européenne, cet événement fait couler autant d’encre que des salive en Afrique. Le débat y est houleux, plus encore qu’en Europe je suppose, et il prend de plus en plus  d’ampleur sur les réseaux sociaux.
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Une image montrant Salah avec le ballon d’or
CC Seneplus

Bien que Mohamed Salah et Sadio Mané ne soient pas les premiers africains à accéder à la finale de cette prestigieuse compétition, les yeux de tous les Africains amoureux du ballon rond sont tournés vers eux. L’Afrique souhaite que Liverpool écrase le Réal Madrid, tenant du titre, lors de la finale de Kiev ce 26 mai 2018. Derrière ce rêve, car il le demeure jusqu’à preuve du contraire, il y a l’espoir de voir un africain sur le podium du ballon d’or.

La fin de la rivalité Ronaldo-Messi ?

Depuis une décennie déjà, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi règnent en seuls maîtres sur le podium du ballon d’or. Quand ce n’est pas l’un qui remporte ce trophée, c’est l’autre. Ils ont fait du ballon d’or leur bataille individuelle. Chacun des deux joueur prend les succès de l’autre pour en faire ses catalyseurs.

Ils ont tellement dominés le paysage footballistique qu’aujourd’hui la plupart des amoureux du ballon rond sont soit pro-Ronaldo, soit pro-Messi. Dans l’envie d’être le meilleur, ils placent la barre de plus en plus haut à chaque fois, et les autres prétendants cèdent toujours. Mohamed Salah va-t-il sortir du lot ?

Les chances pour Mohamed Salah

Si Lionel Messi a emmené les siens au sacre en Liga, Ronaldo est au point de faire de même en Ligue des champions. Signalons en passant qu’ils sont respectivement meilleurs buteurs de ces championnats. En cas de sacre du Réal Madrid à l’issue de la finale de Kiev, tout sera fini pour Mohamed Salah et nous attendrons que la coupe du monde départage ces deux poids lourds.

Dans le cas contraire, Mohamed Salah sera parti du bon pied en remportant la Ligue des Champions car Ronaldo sera de ce fait provisoirement éliminé de la liste des prétendant au ballon d’or cette année. Si pas totalement, ses chances de remporter ce précieux trophée individuel seront minimes.

De ce fait, le duel sera signé Messi-Salah et là, il y aura encore la coupe du monde qui s’invitera pour trancher. Il faudra alors que l’Égypte de Salah fasse mieux que l’Argentine de Messi. Ce qui reste un rêve. Mohamed Salah est donc, pour le moment, le seul à pouvoir s’interposer entre les deux. Cependant, même si l’enjeu est grand, ses chances restent aléatoires.

Une première pour un Africain ?

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Georges Weah, le premier africain ayant remporté le ballon d’or
CC : Wiki commons

Si tout se passe comme le souhaitent les Africains, Mohamed Salah ne sera pas le premier joueur du vieux continent à remporter le Ballon d’or. Georges Weah, l’actuel président du Liberia et l’ancien sociétaire de l’AC Milan l’a remporté en 1995. Cela vient confirmer l’idée que Mohamed Salah a bien sûr aussi le droit  d’y rêver, tout comme ces milliers d’Africains qui attendent voir « Mohamed Salah ballon d’or 2018 » !

Le livre résistera-t-il à la numérisation du monde ?

Je me permets de me poser cette question car le monde actuel est en pleine mutation vers cyber-génération où tout est sur le web! L’internet favorise aujourd’hui bien des choses, en scrutant presque tous les domaines de la vie. À la limite, le web est quasi indispensable. Qu’en est-il de la littérature?

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Un tas des livres
Photo; PxHere, image libre de droit

Par Jean-Fraterne Ruyange

Désormais, les étudiants ne se posent plus de questions quand il s’agit de devoir trouver des informations pour un dossier ou une présentation: ils interrogent leur meilleur ami : Google.

Le réflexe de leurs parents était tout autre, faisant le succès des bibliothèques. Cette évolution doit-elle être considérée comme un progrès ou comporte-t-elle des risques? Quelle sera le sort du livre si ce comportement prenait des proportions encore plus grandes?

Dans quelle mesure le livre est-il menacé par les technologies nouvelles ?

Les partisans des méthodes nouvelles ont toujours tendance à surestimer leur effet sur le cours normal des choses, comme si quelque nouveau rouage dans le mécanisme pouvait immédiatement fournir la panacée à tous les problèmes de la planète. Dans les années 30, la radio, et dans les années 50, la télévision, ont été exploitées pour différentes causes. Nul ne saurait nier que ces moyens, utilisés au mieux, ont fourni (et fournissent encore) des programmes originaux et novateurs. Mais ils n’ont pas remplacé le livre : en vérité, de nombreuses émissions de radio et de télévision ont dû être accompagnées de livres.

Tous ces concepts ont au début l’avantage de la nouveauté. C’est un changement agréable de regarder et d’écouter un programme de télévision au lieu de regarder et d’écouter un troubadour. Mais, dans les sociétés occidentales au moins, où elles existent depuis longtemps, la radio et la télévision ont perdu l’attrait de la nouveauté ; elles sont devenues plutôt un fond presque continu. I1 est tout à fait banal de voir des enfants en train de lire devant leur poste de radio ou de télévision. La lecture exige quelque effort de concentration intellectuelle, ce que la radio et la télévision n’exigent pas.

Il serait assurément insensé de prédire que les avancées technologiques quotidiennes n’auront pas sur le livre un aussi grand impact que certains de ceux qui les ont précédées. Les opinions varient largement quant à l’influence probable de l’internet sur la lecture et l’écriture des livres. On ne pourra la mesurer avant quelques années, pas même dans les pays avancés.

Quelques points inquiétants

– La question de la gratuité

Le livre est peu à peu dans la sphère du numérique et beaucoup s’inquiètent de le voir subir dans l’avenir le même sort que la musique. Le téléchargement illégal de la musique n’est plus uniquement le fait de quelques pirates isolés, aujourd’hui, malgré les lois contre le téléchargement illégal. Ce sont des milliers d’internautes qui font le choix de ne plus payer pour obtenir de la musique.

– La guerre pour le monopole

Trois grandes entreprises s’enthousiasment sur l’avenir du livre numérique en renforçant leur techniques d’innovation. Apple tente de s’imposer sur le marché du livre après avoir remporté une victoire dans le domaine des smartphones. Son concurrent le plus sérieux, Amazon, assure que, de nos jours, la commande des livres numériques transcende celle des livres sur format papier.

Enfin, l’entreprise américaine Google détient actuellement un grand réservoir de documents numérisés en ligne. Google Books Search est aujourd’hui encore libre d’accès et pose de nombreux problèmes quant au respect du droit d’auteur.

Une cohabitation forcée

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Bouquin électronique iLiad en plein soleil sur une pile de livre
Photo: Wikicommons, image libre de droit

Les différentes mutations du livres au fil du temps semblent avoir suscités des réactions comparables à celles provoquées par l’apparition du numérique. Le livre et la lecture ont maintes fois été l’objet des prédictions moribondes et bien souvent, les intellectuels se sont montrés inquiets face aux nouvelles techniques.

« Le passage du manuscrit à l’imprimé a permis d’augmenter considérablement la porté d’une œuvre en facilitant sa diffusion », nous confie Grerbert Pauline. Ce changement d’échelle rappelle notamment ce qui se produit avec internet où les frontières spatiales mais aussi temporelles sont désormais abolies.

Si, d’un coté, aller sur Internet permet d’accéder en un temps record à une grande quantité d’informations ; d’autre part, préciser ses sources à la fin d’un projet, les livres font toujours bonne impression, prouvant que l’on s’est investit dans des recherches.

Si, les autres moyens précités (la radio et la télévision) n’ont pas pu mettre un terme à l’usage du livre mais ont plutôt été des moyens favorisant la vulgarisation de la lecture, l’internet va aussi, sans l’ombre d’un doute, être utile pour les mêmes fins.

Le livre perdure mais peut-être pas à la façon dont on entend l’écho des sentences des éternels gourous virevoltants. Ce n’est pas la permanence du livre que je préconise, c’est la coexistence de médias différents sans qu’il y ait forcément de médium dominant. Et là est peut-être la véritable nouveauté.

Il est difficile de surestimer les avantages du livre. C’est un objet de faible dimension et facilement transportable. Il est complet en soi, totalement indépendant de toute source d’énergie et n’est pas sujet à des pannes de mécanique.

On peut l’étudier n’importe où, à n’importe quel moment. Il est permanent. Il est bon marché. Celui qui l’utilise peut y ajouter ses propres informations ou commentaires. On peut difficilement imaginer un support d’instruction plus efficace ou ayant un meilleur rapport coût-efficacité.