L’innocence, un asile frêle contre le remord

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A chaque effort consenti, la vie nous réserve une médaille. Et comme nous le savons tous, une médaille a deux faces. Les deux faces de celle que nous donne la vie sont le succès ou l’échec. L’un nous donne le confort, l’autre invite la culpabilité.

La culpabilité, un sentiment naturel

Contrairement aux épreuves sportives ou para sportives, dans la vie ce ne sont pas que les gagnants qui remporte des médailles. Ici, l’or, l’argent ou le bronze ne sont pas les objectifs pour lesquelles nous luttons. Quel que soit notre résultat, nous avons tous droit à une médaille sauf que les uns voient la face et les autres les revers de leur médaille.

Voilà pourquoi chacun de nous se bat pour ne pas tomber sur le revers de la médaille qui lui est réservé. Et si dans notre acharnement nous ne parvenons pas toujours à nous défaire de l’échec, nous espérons retrouver confort en rendant les autres coupables de ce forfait qui nous indigne.

Le coupable, ce n’est jamais moi

Ainsi, nous assistons à des discours du genre : « Si je n’ai pas été retenu pour ce poste ce n’est pas parce que j’ai échoué le test d’embauche, c’est juste que le recruteur n’a pas voulu de moi » ; « Si j’ai le cœur qui saigne ce n’est pas parce que je n’ai pas su convaincre l’élu de mon cœur, c’est juste qu’elle n’a pas voulu de moi ».

Oui, ce n’est pas moi, c’est les autres, je les rends noirs pour me rendre blanc ; je les culpabilise pour me sentir innocent mais la conscience est toujours au rendez-vous pour rappeler ma part de responsabilité en tout et pour tout.

Apprivoiser le sentiment de culpabilité, ça paie bien !

Le premier prix est de ne pas rester là à toujours nous justifier car derrière nos justifications se cache une peur immense. C’est vraiment le cas pour moi, la plupart de fois.

En deuxième lieu, ressentir la culpabilité nous permet de bien nous connaitre : ce qui nous embarrasse, ce qui déclenche la honte en nous,… Ce n’est pas en déchargeant notre faute sur l’autre que nous nous déchargeons de la culpabilité. Reconnaitre notre vulnérabilité est une réconciliation avec nous-même, l’admettre nous rend juste plus fort.

Par Jean-Fraterne Ruyange

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