Les retombées des fêtes de fin d’année: ils naîtront en Septembre

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« La fin d’une année, c’est le début d’une autre ». Je ne sais pas si ce proverbe a déjà existé ou si je viens de l’inventer. Mais, pourquoi l’évoquer seulement aujourd’hui ? Pourquoi seulement maintenant ? Parce que, évidemment, c’est la fin de l’an 2017, ou, disons mieux, le début de l’an 2018.

Absent de mon blog pendant un mois environ, je reviens, dans la peau de Marc, un jeune de 17 ans qui n’apprécie pas du tout les fêtes de fin d’année. Alors, serez vos prunelles (ou vos tympans) car nous allons décoller…

Mon nom est Marc, j’ai soufflé sur ma dix-septième bougie l’an passé. Je suis donc né en 2000, plus précisément au neuvième mois. Et je suppose que vous êtes tous au courant de cette anecdote sur les enfants nés en Septembre. En ce qui me concerne, cette anecdote n’est pas qu’une légende. C’est l’essence même de mon existence.

Toujours gai et petit rigolo, en famille tout comme dans mon entourage, je fais l’unanimité en tant que le mec le plus amusant. Tout le monde rit à mes paroles, faits et gestes. Si la comédie était payante chez nous, je ne serai pas seulement riche mais aussi célèbre. Il faut avouer que mon humour se repend en un tour de main.

Cependant, ce sont les murmures de ma grand-mère qui me font perdre la carte. Sans se mordre la langue, elle me rappelle chaque fois que ma jovialité tient de ma conception. Pour elle, je ne peux refléter autre chose que folie et enthousiasme car j’ai été conçu dans une accointance hypocoristiquement folle.

Chaque fois que je cherchais à faire le coq par mon humour, elle me regardait d’un œil vif comme pour couper court à ce qu’elle ne cesse d’appeler mes balivernes.

Ce n’est pas qu’elle ne m’aimait pas, loin de là. Elle m’a élevé comme son propre fils, sous son toit. D’ailleurs, dans mon enfance, c’est bien elle que j’appelais ‘‘maman’’. Je croyais que c’était elle ma mère jusqu’à mes six ans quand s’est mariée celle que je croyais être ma grande sœur. Oui, c’est après son mariage qu’elle s’est enfin décidé de me dire que c’était elle ma mère.

Cela ne m’avait pas du tout affecté et cela n’avait rien changé de l’ambiance de complicité qui régnait entre moi et mon ex-mère, non plus de son « affection maternelle ». Auprès d’elle, je me sentais comblé, je ne manquais de rien. Elle faisait des pieds et des mains pour me rendre heureux.

Cependant, il y a quelque chose qui me manquait toujours. Je ne sais pas trop quoi mais, il faut avouer que, à des moments, j’aurais aimé que ça soit mon père qui m’accompagne à l’école comme les autres gosses de mon âge. J’avais besoin de jouer avec lui, qu’il m’apprenne à rouler sur vélo et toutes ces petites autres choses que font les enfants avec leurs pères. Par dessus tout cela, j’avais juste besoin de sa présence, j’avais simplement besoin de ressentir ce que ça fait d’appeler quelqu’un papa.

Mais, pourquoi je pense que ce lâche me manque ? pourquoi je pense qu’avec lui les choses auraient pu être différentes ? Je l’en voulais énormément jusqu’à ce que je me souvienne qu’il ne me connaît même pas et qu’il avait fuit juste en apprenant que j’allais naître.

Après une nuit intense de folie et de perversion passé avec ma mère au réveillon de Noël 1999, je ne sais pas à quoi s’attendait ce poltron que je ne voudrais même plus rencontrer. Alors que grand-mère pensait que ma mère veillait à la paroisse, c’était ma conception obscènement blasphématrice qui se réalisait.

Voilà pourquoi je perds ma bonne humeur chaque fois qu’approchent les fêtes de fin d’année. Je vois l’entêtement et l’agitation du monde autours face à ces fêtes, je vois tous ces jeunes prêts à tout donner, à tout sacrifier pour faire bonne impression lors de ces fêtes.

Je sens mon cœur en peine, je sens l’amertume qui se repend dans mon âme quand je regarde tout cela et je me dis que cela n’a jamais changé et qu’il y aura tant d’autres enfants qui naîtront en Septembre d’un père fuyard, irresponsable, qu’ils ne connaîtront peut-être jamais, comme ce fut le cas pour moi.

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