5 choses à retenir du parcours de Joseph Kabila à la tête de la RDC

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Joseph Kabila a été président de la République Démocratique du Congo pendant 17 ans. Depuis sa réélection, en 2016, il a été soupçonné de vouloir briguer un troisième mandat, en violation de la constitution du pays. A l’issu du dépôt des candidatures pour les présidentielles de décembre 2018, il a renoncé tacitement à se représenter pour désigner Emmanuel Ramazani Shadari candidat du FCC, le Front Commun pour le Congo dont il est l’autorité morale. Voici ici cinq choses à retenir de son parcours à la tête de la RDC.

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Joseph Kabila, président de la RDC
cc: Flickr

Par Jean-Fraterne Ruyange

  1. Joseph Kabila a grandi en exil en Tanzanie

Alors que son père dirigé une rébellion contre le régime dictatorial de Mobutu dans le maquis de Fizi au Sud-Kivu, la légende raconte que Kabila aurait été chauffeur de taxi en Tanzanie. Quand son père, le mzée Laurent-Desiré Kabila renverse Mobutu en 1997, Joseph Kabila est envoyé en Chine pour une formation militaire. Dès son retour au pays, il est élevé au grade de Général Major.

  1. Joseph Kabila a accédé au pouvoir à 29 ans

Après que son père Laurent-Désiré Kabila a été assassiné par l’un de ses garde-corps, en janvier 2001, Joseph Kabila a pris les manettes de la République. Il jouissait alors de la même côte de popularité que feu son père, le combattant de la liberté.

  1. Joseph Kabila est devenu très impopulaire en RDC

Il est réputé pour sa capacité à répondre brutalement aux manifestations pacifiques. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des manifestations demandant sa démission, dès 2016. C’est surtout sa politique de discrétion qui a fait réagir le peuple car plusieurs doutes ont planés quant à son avenir politique. Son penchant pour les actions surprises ne s’effacera pas facilement des mémoires des Congolais.

  1. Joseph Kabila est protégé par une force de 40000 gardes présidentiels

Par la démonstration de sa force de frappe militaire, il a surtout semé la peur dans le fief des membres de l’opposition et la terreur au sein de la population. 1 400 000 Congolais se sont déplacés depuis  2016. Plus de 3 000 sont morts dans les provinces de Kasai oriental et occidental, et d’innombrables victimes ont été enregistrées dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cela fait suite aux conflits entre les forces gouvernementales d’une part, aux dissidences ou encore aux rébellions contre le pouvoir de Joseph Kabila d’autre part.

Les Nations-Unis ont découvert 80 fosses communes et ont rapporté que les pires atrocités ont été commises par les forces gouvernementales.

  1.  Kabila et sa famille contrôlent des puissantes industries

A travers le pays, la famille présidentielle gère de puissantes industries, y compris les mines, les carrières de diamants et la délivrance de plaques d’immatriculation des véhicules. Le président Kabila possède aussi plus de 71 000 hectares de terres agricoles. La pression a augmenté contre Kabila, mais il s’est montré trop puissant pour être mis à l’écart, jusqu’à ce qu’il le décide de s’y mettre lui-même.

Malgré ces deux dernières années où il s’est maintenu au pouvoir en dehors de son mandant constitutionnel, le sixième point que j’aurais ajouté à ce billet serait que « l’histoire retiendra que Kabila est le père de la démocratie en République Démocratique du Congo ». Cependant, comme je sais que la plupart des Congolais ne s’accorderont pas sur ce point avec moi, surtout à cause des points cités précédemment, je fais taire cet autre aspect des choses.

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