Journée Mondiale de la Paix : les groupes marginalisés des femmes haussent le ton à Goma, RDC

Le 21 Septembre de chaque année, le monde entier observe la journée internationale de la Paix, une occasion d’évaluer la situation sécuritaire pour les pays qui n’ont jamais ce qu’est la paix comme la RDC. En ce jour, c’est l’USAID, à travers son programme SPR qui a donné aux groupes marginalisé de Goma, une ville à l’est de la RDC, l’occasion de dire ce qu’ils pensent du processus de paix au pays.

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Une femme albinos prennant la parole lors de la journée internantionnale de la paix célébrée à Goma

Je n’ai pas été surpris de voir qu’ils se sont tous accordés en réduisant la paix à la cohésion sociale. Pour ces groupes marginalisés des femmes, dont celles vivant avec VIH, les albinos, les handicapées, les femmes des militaires et les pygmées, il y aura toujours des conflits et le déséquilibre social tant qu’il n’y aura pas réduction de l’écart entre différents membres de la société.

Ces femmes dites des groupes marginalisés en ont profité pour hausser la voix pour affirmer que « lutter pour la paix c’est lutter contre les inégalités sociale ». Dans cet article, je me propose donc de vous partager leurs préoccupations en tant que femmes marginales.

  1. Fememes PVV(Vivant avec VIH)

« Zéro discrimination, zéro contamination, zéro mort » reste un slogan « vide d’impact » selon ses femmes. Elles estiment que leur voix restera le moteur qui fera avancer la riposte au sida et la source d’une transformation sociale plus profonde pour accéder à l’égalité des sexes et à la justice sociale.

Elles estiment que si elles demeurent vulnérables dans la société c’est parce que le mot sida reste très stigmatisant. Ce qui fait qu’elles soient davantage confrontées à la solitude, avec un risque de dépression et de tentatives de suicide. Mis à part cet aspect, elle recommande au gouvernement de leur favorise l’accès à tous les médicaments antirétroviraux et à les accompagner dans le combat contre les nombreux préjugés sur cette maladie.

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Quelques femmes présentes à la célébration de la journée internationale de la paix

  1. Les femmes albinos

Les femmes albinos font face à de nombreux problèmes. Elles sont menacées par le soleil à cause de la fragilité de leurs peaux. Mais aussi, elles sont traumatisées par leur état physique. Elles demandent à la société de les soutenir car, pour qu’elles aient let vivent en paix, elles doivent jouir des mêmes droits que les autres personnes. Pour elles, la paix jaillit du cœur et c’est là où il donc construire la paix.

En plus d’être discriminée, une femme albinos est sous menace d’être tuée. Dans certains coins du pays, des gens mal informés sont convaincus que certaines parties des albinos en général et des femmes albinos en particulier portent bonheur surtout chez les commerçants. Par conséquent, ces gens vont à la chasse des familles qui ont un membre albinos pour le tuer. Mais en réalité, « ce n’est que la méchanceté des gens car tous les hommes naissent égaux et ont les mêmes droits, y compris le droit à la vie », affirment les femmes albinos.

  1. les handicapées

« Les femmes handicapées subissent beaucoup plus de violences que les femmes valides », clament-elles. Elles assurent être exposées à plusieurs sortes de délaissement. Elles se demandent comment le gouvernement peut imposer des taxes aux femmes handicapés qui font le petit commerce.  Elles ne comprennent pas non plus comment il leur faut « présenter un certificat d’aptitudes physiques pour avoir du travail alors qu’ils n’ont pas de problèmes mentaux? ».

  1. les femmes des militaires

Les revendications des femmes des militaires se sont articulées autour d’un aspect: le salaire de leurs maris. « Pour ces héros qui sont prêts à mourir pour la patrie, un salaire de 30.000 francs congolais (environ 20 dollars US) n’est pas signifiant », protestent-elles. Elles poursuivent en disant que si leurs  » maris sont pointé du doigt dans les affaires des vol, pillages et autres c’est suite au traitement médiocre qu’ils subissent alors qu’ils ont à leur charge des familles qui ont jusqu’à 12 enfants pour certains.

  1. les pygmées

Pour les femmes pygmées, la priorité a été de demander au gouvernement de leur faciliter l’accès à l’éducation et aux soins de santé de qualité. Elles se disent prêtes à affronter la vie moderne suite à l’évolution du monde. Les femmes pygmées veulent posséder la même valeur humaine que les autres peuples.

Le problème le plus grave auquel sont confrontés les Pygmées est la non-reconnaissance de leurs droits territoriaux de chasseurs-cueilleurs auquel s’ajoute le déni de leur statut de peuple indigène. Sans droits reconnus au niveau national sur les forêts dont ils dépendent, des étrangers ou l’Etat mettent parfois la main sur leurs terres sans barrière légale et sans leur verser de compensation.

Elles pensent avoir déjà perdu leur ancien mode de vie. Maintenant elles veulent  » s’installer en ville dans des maisons en briques et pouvoir donner une éducation à leurs enfants. »

Ewezo Project : Une idée pour accroitre le niveau d’alphabétisation des femmes dans la Chefferie de Watalinga en RDC

Eduquer une femme c’est éduquer toute une nation, dit-on. Les conséquences de l’inverse de ce dicton se fait bien observer dans le village de Watalinga, dans le territoire de Beni à l’est de la République Démocratique du Congo.  Ewezo Project veut apporter une réponse à cette triste réalité dans cette idée lui proposée par l’asbl PPSSP.

Exposé à une kyrielle de guerre comme la plupart des villes et villages de l’Est de la RDC, la vie économique de Watalinga est condamnée à stagner dans une misère effroyable car ici les femmes sont privées d’éducation. Ce présent article est donc une sorte de proposition de projet pour relever ce défi. Cette idée s’inscrit dans le cadre l’Appel à idées de « Ewezo Project » visant l’amélioration des conditions de vie des femmes à Watalinga

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Ewezo Project, image reprise avec autorisation

.Des chiffres alarmants

La RDC connait une situation alarmante de l’analphabétisme avec un taux de 27,1%  dont plus du tiers sont des femmes (Enquête démographique et de santé, EDS 2004). En effet, sur une population estimée à plus de 77 millions d’habitants, environs 18 millions de congolais ne savent lire, écrire, et calculer, parmi lesquels 14,4 millions de femmes.

Les données de l’ONG SOS enfants (2018) indiquent que le taux d’analphabétisme en RDC est quatre fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes, représentant en elles seules 80% d’analphabètes.

Problèmes spécifiques à résoudre

  • Absence d’initiative locale visant la promotion de l’alphabétisation de la femme ;
  • Faible capacité des femmes et hommes membres d’associations des cacaoculteurs à pouvoir améliorer les conditions de vie de leurs familles et leur communauté ;
  • Faible participation des femmes, membres des associations des cacaoculteurs aux prises des décisions sur l’accès aux marchés ;
  • Limitation pour les femmes d’accéder au crédit et ressources accordés aux agriculteurs de cacao en chefferie de Watalinga;
  • Faible valorisation du leadership féminin dans la production du Cacao ;
  • Absence de stratégies locales pouvant faciliter l’articulation entre l’alphabétisation et la réduction de la pauvreté en chefferie de Watalinga.

Innovation de cette idée

Le renforcement de l’apprentissage de base, à savoir l’écriture, la lecture et le calcul, acquis lors de phases d’alphabétisation sera en lien avec la santé, le droit et le genre, l’économie sociale et familiale ainsi que l’éducation. La valorisation du leadership féminin de Watalinga dans la production du Cacao influera sur la gouvernance de ce secteur par l’augmentation du pouvoir des femmes à négocier le prix et à faire valoir ses intérêts et ceux de la jeune fille.

Cela poussera d’autres femmes à s’impliquer dans la production. Participer activement à la prise des décisions autour de la gestion de production du cacao signifie pour ces femmes, avoir la main mise sur la gestion de la chefferie.

Globalement, les femmes ont des difficultés à créer et développer leurs entreprises parce qu’elles n’ont pas accès au crédit. Dans la culture locale, elles sont privées de droit de posséder des terres, pire encore, celui de prétendre à l’héritage familial.

Trois façons dont cette idée va aborder ce problème

  1. Alphabétisation des femmes, membres des associations des cacaoculteurs en Chefferie de Watalinga à travers les approches participatives développées. Il s’agira de prioriser l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul en vue de fournir aux apprenants les possibilités de réalisation de leurs droits politiques, économiques et culturels et leur permettre de participer au développement de leur chefferie ;
  2. Sensibilisation à la valorisation du leadership féminin à Watalinga dans la production du Cacao;
  3. Articulation de l’alphabétisation avec la réduction de la pauvreté par l’intégration socio-économique des femmes néo-alphabètes et leur appui à la création d’activités génératrices de revenus.

Merci beaucoup pour avoir lu jusqu’à la fin. Veillez, s’il vous plait me laisser en commentaire votre point de vue par rapport à cette idée. Il suffit de dire ce que vous en pensez, si elle saura résoudre le problème évoqué ou encore quels aspects il faut y intégrer pour qu’elle puisse bien se réaliser. Merci.

Le festival du Rolex et la gastronomie engagés en Ouganda

Ce dimanche 19 Aout 2018, la ville de Kampala a vibrée sur le rythme du festival du Rolex. Ce festival qui a exalté la célèbre nourriture des rues de Kampala a aussi plaidé pour une cause noble, la libération du fameux musicien et député Bobi Wine, opposant au régime du président Museveni.

« People power », signifiant « le pouvoir c’est le peuple », est le slogan autour duquel Bobi Wine fonde son engagement politique. Ce slogan est revenu plusieurs fois de la bouche des artistes qui se sont succédé sur le podium du festival du Rolex pour sympathiser avec leur collègue.

D’abord c’est quoi le Rolex ?

Ne confondez pas le Rolex ougandais à la montre que vous portez sûrement sur votre poignet. Quand on parle du Rolex, en Ouganda, cela renvoie à une nourriture ou un met, je ne sais pas trop la différence entre le deux, que vous verrez à tous les coins des rues du Pays.

Il est fait à partir d’un accompagnement du « Chapati » et de l’omelette. Ceux qui ont déjà voyagé dans les pays de l’Afrique de l’Est sauront bien ce qu’est le Chapati. Dans la pâtisserie locale, il est obtenu à partir de la pâte de blé, aplatie en rond, puis grillée dans de l’huile.

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Un chapati en cuisson

Après qu’on ait son « Chapati », il suffit de faire une omelette, où peuvent être ajoutés plusieurs autres épices comme la tomate, l’oignon, du choux, puis bien enrouler le « Chapati » autours de l’omelette et ouf… nous tenons notre Rolex. La célébrité du Rolex tient surtout de son accessibilité : on en trouve dans presque toutes les rues. Son prix abordable attire aussi beaucoup de consommateurs. Son goût succulent et surtout son aptitude à étouffer la faim pendant toute une journée font tacitement son marketing.

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Un Rolex prêt à manger

D’où serait venu l’engagement citoyen du Rolex ?

Arrêté pour trahison, selon le chef d’accusation du gouvernement ougandais à son encontre, le député de l’opposition Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom d’artiste Bobi Wine, est accusé de possession illégale d’armes à feu et de munitions. Cependant, dans le fief de certains ougandais, ces accusations seraient un montage du gouvernement de Kampala qui voudrait étouffer la carrière politique de cet artistes ayant affiché ses ambitions de se représenter aux élections présidentielles.

C’est ainsi que les artistes ont profité du festival du Rolex pour exprimer leur solidarité à Bobi Wine. Ils se sont présentés au festival, pour la plupart portant le béret rouge, insigne du mouvement révolutionnaire « Power People » dont il est le leader symbolique. « Power People » est aussi le slogan de ce mouvement. Il a été presque le refrain du festival du Rolex car les artistes et les festivaliers ne se fatiguaient à le répéter.

Ainsi donc, le Rolex s’est aussi rangé au côté de ce peuple qui le vénère pour appeler à la libération de l’artiste musicien engagé Bobi Wine.

Quelques images du festival du Rolex

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Pour charmer le public ougandais, il faut une danse corps à corps

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Une scéance photo pour les festivaliers avecune petite pencarte où il est écrit « Mba Rolex yange » qui signifie en francais « donne-moi mon rolex »

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Et puis du loisir pour les enfants

 

5 choses à retenir du parcours de Joseph Kabila à la tête de la RDC

Joseph Kabila a été président de la République Démocratique du Congo pendant 17 ans. Depuis sa réélection, en 2016, il a été soupçonné de vouloir briguer un troisième mandat, en violation de la constitution du pays. A l’issu du dépôt des candidatures pour les présidentielles de décembre 2018, il a renoncé tacitement à se représenter pour désigner Emmanuel Ramazani Shadari candidat du FCC, le Front Commun pour le Congo dont il est l’autorité morale. Voici ici cinq choses à retenir de son parcours à la tête de la RDC.

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Joseph Kabila, président de la RDC
cc: Flickr

Par Jean-Fraterne Ruyange

  1. Joseph Kabila a grandi en exil en Tanzanie

Alors que son père dirigé une rébellion contre le régime dictatorial de Mobutu dans le maquis de Fizi au Sud-Kivu, la légende raconte que Kabila aurait été chauffeur de taxi en Tanzanie. Quand son père, le mzée Laurent-Desiré Kabila renverse Mobutu en 1997, Joseph Kabila est envoyé en Chine pour une formation militaire. Dès son retour au pays, il est élevé au grade de Général Major.

  1. Joseph Kabila a accédé au pouvoir à 29 ans

Après que son père Laurent-Désiré Kabila a été assassiné par l’un de ses garde-corps, en janvier 2001, Joseph Kabila a pris les manettes de la République. Il jouissait alors de la même côte de popularité que feu son père, le combattant de la liberté.

  1. Joseph Kabila est devenu très impopulaire en RDC

Il est réputé pour sa capacité à répondre brutalement aux manifestations pacifiques. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des manifestations demandant sa démission, dès 2016. C’est surtout sa politique de discrétion qui a fait réagir le peuple car plusieurs doutes ont planés quant à son avenir politique. Son penchant pour les actions surprises ne s’effacera pas facilement des mémoires des Congolais.

  1. Joseph Kabila est protégé par une force de 40000 gardes présidentiels

Par la démonstration de sa force de frappe militaire, il a surtout semé la peur dans le fief des membres de l’opposition et la terreur au sein de la population. 1 400 000 Congolais se sont déplacés depuis  2016. Plus de 3 000 sont morts dans les provinces de Kasai oriental et occidental, et d’innombrables victimes ont été enregistrées dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cela fait suite aux conflits entre les forces gouvernementales d’une part, aux dissidences ou encore aux rébellions contre le pouvoir de Joseph Kabila d’autre part.

Les Nations-Unis ont découvert 80 fosses communes et ont rapporté que les pires atrocités ont été commises par les forces gouvernementales.

  1.  Kabila et sa famille contrôlent des puissantes industries

A travers le pays, la famille présidentielle gère de puissantes industries, y compris les mines, les carrières de diamants et la délivrance de plaques d’immatriculation des véhicules. Le président Kabila possède aussi plus de 71 000 hectares de terres agricoles. La pression a augmenté contre Kabila, mais il s’est montré trop puissant pour être mis à l’écart, jusqu’à ce qu’il le décide de s’y mettre lui-même.

Malgré ces deux dernières années où il s’est maintenu au pouvoir en dehors de son mandant constitutionnel, le sixième point que j’aurais ajouté à ce billet serait que « l’histoire retiendra que Kabila est le père de la démocratie en République Démocratique du Congo ». Cependant, comme je sais que la plupart des Congolais ne s’accorderont pas sur ce point avec moi, surtout à cause des points cités précédemment, je fais taire cet autre aspect des choses.

Il faut désormais payer une taxe de 200 shillings par jour pour accéder aux médias sociaux en Ouganda

Hier, je me réveille tôt le matin et, comme toujours, j’active les données mobiles de mon téléphone avant de sortir du lit, question de consulter mon mail et passer des petits coucous aux amis via WhatsApp… mais en vain. Qu’est-ce qui se passe ? Aucune idée. Je désactive les données mobiles, puis je m’en vais prendre la douche avant de retenter quelques minutes plus tard, mais toujours rien.

Par un heureux hasard, j’essaie d’ouvrir Google, et oups… la page d’accueil Google se recharge sans contrainte. Jusque-là, je ne savais pas que l’accès aux réseaux sociaux en Ouganda, où je séjourne depuis 3 semaines déjà, est désormais conditionné par le payement d’une taxe de 200 shillings, soit 0.05 dollars US. Il faut avouer que je ne m’intéresse pas trop à l’actualité du pays de Museveni, surtout que c’est la coupe du monde, mais aussi, il se passe beaucoup des choses chez nous en RDC.

Quand j’ai vu que je pouvais accéder à la page d’accueil de Google et mener des recherches sans problème, m’est directement venu à l’esprit l’idée d’installer le VPN et hop ! Me voilà de retour sur les réseaux sociaux. Tout Congolais qui se respecte doit avoir un tel réflexe car au pays, nous sommes souvent soumis aux coupures et censures de l’internet. Cela m’a aussi rappelé une blague selon laquelle « pour embaucher un Congolais il ne faut jamais lui demander une expérience car la vie au Congo doit être mentionné sur le CV de chaque congolais. »

Une mesure économique ?

L’Ouganda se serait inspiré des services Cloud comme Amazon ou Azure de Microsoft qui ont généré respectivement 12 milliards et 7 milliards de dollars en 2017. En voyant le chinois Alibaba lancer aussi son service Cloud, l’Ouganda s’est dit qu’il est hors des questions de limiter l’internet aux réseaux sociaux alors qu’il est un enjeu économique considérable. Bah, au fait, ça c’est ce que je pense dans ma tête.

En effet, selon le budget de l’exercice 2018/2019, le gouvernement ougandais s’attend à recueillir environ 400 milliards de dollars par an auprès des utilisateurs des médias sociaux.

La réaction des internautes ougandais

Je ne suis pas le seul à avoir pensé aux VPN en Ouganda. Quelques heures seulement après l’introduction de la taxe sur les médias sociaux, la recherche de VPN sur le moteur de recherche le plus populaire au monde, Google, a explosé en atteignant la valeur maximale ‘100’ au cours des dernières heures. Selon Google, entre le 24 juin et le 29 juin, la recherche de VPN n’était pas allée au-delà de la valeur de recherche de Google, soit 5. En fait, au 24 juin à 7h du matin, il y avait ‘0’ recherche. Les VPN masquent l’emplacement exact de l’utilisateur et permettent ainsi de contourner facilement le blocage.

Les compagnies de télécommunications (MTN, Airtel et Africell) ont annoncé dans un communiqué que les internautes devront payer 200 shillings par jour et par utilisateur pour accéder aux réseaux sociaux.

Twitter, Facebook, Instagram ont été éteints par les télécoms ce 1er juillet à minuit. La première fois que les Ougandais ont massivement utilisé le VPN, c’était en 2016 lors des élections présidentielles après que le gouvernement ait bloqué les médias sociaux dans le pays.

La toile ne manque jamais d’humour

Ça c’est une particularité propre à la toile. Les internautes trouvent toujours de quoi amuser la galerie dans chaque situation. Ici, j’essaie de vous traduire les déclarations amusantes sur lesquelles je suis tombé et qui m’ont marré.

1. Ok, vous ne pouvez pas ajouter les 200 shillings sur le prix du sucre et laisser Internet en paix?

https://twitter.com/genoeric1/status/1013397033993064451

2. L’Ouganda n’est plus Wakanda, elle est Jumanji #SocialMediaTax

3. Je n’arrive pas à croire comment certains députés qui ont appuyé l’imposition des médias sociaux téléchargent aussi des VPN

https://twitter.com/Andrewmatsiko2/status/1013318083753185280

4. Les gars arrêtons de parler des VPN et prétendre que nous avons payé la taxe. Comme ça Museveni et ses crétins peuvent commencer à se battre entre eux à la recherche de qui a volé l’argent #socialmediatax

https://twitter.com/wyclif_henry/status/1013305358876594178

5. Payer des impôts à un gouvernement corrompu n’est pas patriotique, c’est de l’esclavage.

6. Je vois des gens en ligne mais pas encore d’argent, que se passe-t-il? #SocialMediaTax

https://twitter.com/_mwes/status/1013176329490108416