Trois choses à retenir du hackathon de l’Institut français de Goma en RDC

Du vendredi 20 au dimanche 22 octobre 2017, j’ai eu la chance d’assister à une activité dont peut rêver tout techno-entrepreneur, grâce à l’Institut Français de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit bel et bien d’un hackathon.

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Photo: Institut Français / Des participants au hackathon de l’Institut Français de Goma

 

Par Jean-Fraterne Ruyange

Hackathon, quid ?

Je vais essayer d’expliquer ce mot dont, moi-même, je ne parviens pas à appréhender les contours du sens. Après les trois jours passés à l’Institut français, je ne suis vraiment pas parvenu à donner à ce mot une définition qui puisse dire clairement ce que ce qu’un hackathon.

Cependant, j’ai retenu quelques mots qui peuvent essayer de nous donner une idée sur ce que cela peut bien être : « Entrepreneuriat, NTIC, technologies, Internet, innovation, imagination, créativité, start-up… »

Un hackathon c’est en quelque sorte le mariage de tous ces mots, hélas, je n’ai pas trouvé la bonne manière de les marier. D’ailleurs, il n’y a pas longtemps, ce mot n’existait pas dans le dictionnaire français. Ici, on définit le hackathon comme étant un « événement où des programmeurs se rencontrent pour collaborer au développement des logiciels« .

Maintenant que nous essayons de comprendre un tant soit peu ce que c’est un hackathon, découvrons les trois choses que j’ai retenues du hackathon de l’institut français de la République Démocratique du Congo, halle de Goma.

1. Le futur appartient à ceux qui ont l’internet

Quand je me mets à revivre les projets on ne peut plus innovants qui ont concouru à ce hackathon, leur accent mis sur le numérique, je ne peux, une seule fois, concevoir le monde dans 10 ou 20 ans entre les mains des profanes, en ce qui concerne l’internet.

De la simple gestion du temps à la protection de l’environnement, en passant par l’agro-alimentaire, des jeunes programmeurs de Goma ont innové dans les domaines de la santé connectée, l’agriculture connectée, les objets connectés et la robotique.

2. L’internet, une affaire d’hommes

Pas étonnant de constater que sur les 100 participants du hackathon, il n’y ait qu’une seule présence féminine. L’internet et la femme en République démocratique du Congo, c’est une histoire de désamour. Que faut-il en dire en ce qui concerne l’entrepreneuriat ? A cette question, je me réserve le droit de silence pour ne pas énerver celles qui ont su prendre au sérieux l’opportunisme de la « discrimination positive ».

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3. Il existe l’homme parfait, c’est le programmeur

Ceci est une affirmation gratuite, prétendront les pessimistes. Je ne suis pas moi-même programmeur, je n’ai donc aucun intérêt pour encenser les programmeurs. J’assume quand même mes mots car ce que j’ai vécu auprès d’eux pendant les trois jours du hackathon est simplement remarquable.

Ils ont travaillé pendant 48 heures non-stop, ils ont créé pendant ce temps-là la première société au monde qui n’ait pas besoin d’un chef pour garder sa cohérence. Ils avaient pour seul guide leur vision et pour seule loi leur passion. Pendant 48 heures, aucun dégât enregistré, aucune perte que ce soit en matériels comme en vie humaines. Plus que remarquable…

Congolais, debout !

Toi qu’on froisse, toi qu’on percute, toi qu’on agace, toi qu’on tracasse, toi qu’on harcèle, toi dont le désespoir brouille l’avenir, c’est à toi que je m’adresse.

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Des Congolais fuyant la guerre

Par Jean-Fraterne Ruyange

Congolais, où es-tu ?

Pour que ce soit les autres qui parlent en ton nom, pour que ce soit les autres qui se battent à ta place dans un combat qui n’est pas la leur ? Pourquoi recherches-tu encore de la chaleur sous tes couverts alors que le mépris, l’insolence et la duperie sont les plats dont on nourrit ta patience ? – Ou, disons mieux, ta nonchalance –. Lasse-toi d’assouvir ta patience par les promesses de ces fines mouches car elles ne sont qu’illusoires. Réveille-toi de ton sommeil, sors de ce cauchemar…

Congolais, que penses-tu ?

Quand La Fontaine dans ces fables dit: « Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements des cours vous rendront noirs ou blancs ». A toi de décider d’être l’âne, et être responsable de la peste, juste pour avoir brouté de l’herbe sans permission ; ou d’être le loup et manger force mouton, sans que cela ne soit menaçant. Et pourquoi pas le lion pour arracher la paix, la tranquillité et la démocratie des mains de ces vautours, ces messagers de malheur qui flirtent avec la mort, qui l’ont pris en otage ?

Souviens-toi, le lion ne négocient pas, il ne se fait pas prier pour avoir sa proie. Il l’arrache par son rugissement. Congolais, qui t’a muselé ? Rugis !

Congolais, que fais-tu ?

Tu vénère la misère qui t’accable, tu plies sous le joug de l’abnégation, tes enfants meurent de faim. Tu ne réagis toujours pas ? Ériges ta bravoure en bouclier de résistance, dresse ta dignité devant toi pour tenir à l’écart la sournoiserie de l’ennemi qui t’asservit et la manipulation du frère qui se joue de toi. Sois responsable devant ta destinée, ne démissionne pas de ton devoir citoyen.

Congolais, vois-tu ?

Ou tu es simplement aveugle pour ne pas voir la réalité flagrante qui s’affiche devant tes yeux. Si les contours et l’ampleur de l’atrocité et de la barbarie que vivent tes frères et sœurs sur l’ensemble du territoire national ne dérangent pas ta quiétude et ton âme, tu es un citoyen perdu. Ta nation, tu vas la perdre aussi. Que peut-on espérer de toi ?

Congolais, tu es là ?

Prends ton pouvoir, tant que tu demeureras enfantin, libertin pour rester là à t’apitoyer sur ton sort au lieu de te libérer, contre vents et marrées, rien ne va s’améliorer, tout restera dramatique.

Congolais, que veux-tu ?

Si vouloir c’est pouvoir, tu dois d’abord y croire. Agis pour redorer ton histoire, pour inspirer ta postérité, pour leur léguer un héritage louable et prospère. Brave le froid, la faim et la soif, lève-toi, débout, pour combattre l’injustice.

Débout pour dénigrer la haine, dénoncer la violence, d’où qu’elle vienne, contrecarrer le népotisme et le tribalisme. Tu veux vivre ? C’est simple : Tu dois combattre. Je ne te demande pas de combattre pour mourir mais, plutôt, de combattre contre la mort, de combattre pour ta survie.

Congolais, courage !

Oui, il faut que tu prennes courage en ce temps où ton pays est dans un chaos total. Si tu sème la nonchalance, tu ne récolteras que l’insolence et la grossièreté de ceux qui dirigent ton pays.

Tu le sens déjà, cela te parait en fin claire. La démocratie que tu veux, les élections que tu espères, c’est une pluie qui ne peut couler que grâce aux nuages que tu auras provoqué. Ne te confie pas à la météo de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) car depuis 2016, c’est la troisième fois qu’elle donne des prévisions qui s’avèrent aussi truquées. Et si tel n’est pas le cas, son baromètre serait en panne.

Lassé ? Nous le sommes tous mais cette guerre, nul ne peut la gagner seul. Mettons-nous tous débout pour nos droits et ceux de nos enfants. Nous lamenter ne nous rendra aucun service. Nous avons besoin de toi, la nation a besoin de toi, joints-toi à nous, bats-toi pour ces jours heureux que tu veux pour tes enfants, rugis pour arracher ce qui te revient de droit.

Il est temps, Congolais, rugis !

Lettre ouverte au Premier ministre de la RDC : « mon passeport est valide »

Monsieur le Premier ministre, de prime abord, je tiens à m’excuser car je vous écris sans savoir à qui je m’adresse exactement. Je l’avoue, depuis le départ de  l’ex-Premier ministre (Matata Ponyo), qui a démissionné en novembre 2016, je ne sais pas vraiment qui est notre actuel Premier ministre. Je m’imagine cependant que nous devons en avoir un, voilà pourquoi je vous écris.

Par Jean-Fraterne Ruyange

J’espère que mes compatriotes me comprendront et qu’ils ne me jugeront pas négativement car ce n’est pas de ma faute si j’ignore le nom ou la fonction de tel ou tel autre autorité politique du pays. Je n’y suis vraiment pour rien, pour tout dire je ne me rappelle même plus combien de gouvernements nous avons eu depuis 2006. Dans ma tête, il y a juste des noms qui reviennent comme Badibanga, Tshibala, Minaku, Otundu, Mende, Boshab, Toto, Kanku, Mwamba… et tous ces noms ont occupé presque tous les postes qui existent au pouvoir, il m’est donc difficile de savoir lequel ils occupent aujourd’hui.

Ma lettre ne respecte pas les règles de rédaction, j’en suis conscient, mais tel n’est pas ma préoccupation. Ce qui me préoccupe, comme beaucoup de Congolais, c’est la décision du gouvernement -dont vous êtes le grand boss- en ce qui concerne les passeports des congolais. Pourquoi décider d’annuler les passeports encore valides de milliers de Congolais ? Des passeports nouveaux, semi biométriques, qui ont été délivrés il y a à peine deux ans, et qui plus est, coûtent très cher. La forme de ma lettre importe peu car nous n’avons pas besoin d’une introduction, d’un développement ou d’une synthèse pour comprendre que votre décision n’a pas été bien accueillie par les Congolais.

Vous avez personnellement été témoin du mécontentement du peuple et de son acharnement pour faire annuler cette décision, mais, par surprise, vous avez ajouté l’insulte au préjudice en essayant de vous défendre. Pire encore, ceux qui ont eu le courage d’exprimer leur désaccord en manifestant pacifiquement ont subi le sort que vous connaissez bien. Inutile de vous rappeler que la restriction de nos droits fondamentaux ne saura que nous mettre au pied du mur…

En quoi la reconnaissance ou non de nos passeports semi-biométriques par d’autres Etats (par exemple les Etats-Unis ou les Etats de l’espace Schengen) devrait conduire inéluctablement à leur invalidation s’ils sont encore à jour aujourd’hui ? En quoi les décisions d’un Etat tiers ou d’une quelconque organisation internationale primeraient-elles ? A quoi servirait votre diplomatie si une telle catastrophe arrivait à se produire ?

Et si nous devions obtempérer, où se situerait la souveraineté nationale que ne cesse de prôner votre gouvernement bien amusant – énervant – ? Allez-vous fléchir le genou face à cette ingérence qui ne dit pas son nom ? Pensez-y monsieur le Premier ministre.

L’autre sujet que je souhaite aborder et qu’il ne faut pas le taire, Excellence, concerne l’identité des enfants de Lumumba. Vous êtes sans ignorer que les Congolais n’ont pas d’autres pièces d’identité en dehors de leur passeport (mis à part les cartes d’électeurs qui, pourtant, sous d’autres cieux, n’ont jamais servi de pièce d’identité et ne peuvent, sous aucune forme, permettre aux congolais de vaquer librement à leurs occupations en dehors du pays). Vous êtes donc en train de faire de milliers de Congolais des sans-papiers. Pire encore, vous êtes en train de leur ôter leur identité.

Inutile d’évoquer l’état précaire du peuple congolais. Le citoyen moyen qui travaille à la fonction publique touche à peine 100 000 francs congolais, Excellence, ce qui est loin de 100$ US par mois. En plus de payer lui-même les frais de scolarisation de ses enfants – une des responsabilités auxquelles a renoncé votre gouvernement – il doit aussi nourrir sa famille.

Par ces exemples je ne fais que vous rappeler que le congolais moyen n’est pas à même de joindre les deux bouts à la fin du mois. D’ailleurs, on ne sait pas par quel miracle/magie il a pu acquérir son passeport semi-biométrique ! Et maintenant vous voulez l’en priver alors que ce passeport est encore valide ? Vraiment ?

Pourquoi vous acharnez-vous à rendre la vie si difficile aux Congolais ? Vous vous défendez en argumentant sur la modernité des passeports 100% biométriques et sur la garantie de sécurité qu’offriraient ces passeports. Sachez que nous ne sommes pas contre le progrès que vous cherchez à instaurer, nous ne sommes pas non plus contre la prétendue sécurité que vous prétextez vouloir nous donner. Rappelons ici que nous avons survécu en mode non biométrique depuis… si longtemps ! Est-ce vraiment en invalidant nos passeports semi-biométriques que seront résolus tous les problèmes d’insécurité au pays ? Rappelons aussi que dans plusieurs pays les passeports semi-biométriques ont cours légal à côté des passeports biométriques jusqu’à leur expiration.

Vous évoquerez sûrement l’innovation comme moyen de défense, alors, laissez-moi vous dire que la seule innovation dans cette décision c’est de nous obliger à payer deux passeports à la fois ! Parlons aussi du prix de ces fameux passeports biométriques, pourquoi est-il aussi élevé dans un pays où le pouvoir d’achat est quasi-inexistant ? Plus de 200 dollars. Oubliez-vous le calvaire du peuple congolais qui s’est alourdi à cause de la dépréciation de leur monnaie, qui continue à faire grimper dans les tours les devises étrangères ?

La seule façon de comprendre cette magouille c’est de savoir qu’en réalité c’est une autre forme de prolifération d’impôts et autres taxes… qui arnaquent le peuple congolais tous les jours. Comment expliquez-vous qu’en seulement dix ans, nous ayons eu quatre sortes différentes de passeports ? Est-ce normal ? C’est « sui generis » mais, hélas, nous sommes vendus vivants à ceux qui veulent des commissions.

En outre, s’il faut parler de validité, monsieur le Premier ministre, inutile de vous rappeler que c’est plutôt le mandat de votre gouvernement qui est invalide. Invalide depuis décembre 2016. Nous continuons à vous supporter à la tête du pays malgré toute cette pagaille dont nous sommes victime par votre faute. Jusqu’à quand comptez-vous abuser de notre patience ?

Monsieur le Premier ministre, si je vous écris, c’est parce que j’ai compris que cette affaire de passeports ne concerne pas uniquement le ministère des Affaires extérieures (qui a révélé cette décision). De l’économie au social, en passant par l’intérieur (sécurité), l’éducation… tous les domaines sont concernés. Sachez que les Congolais ne pourront pas digérer la décision d’annulation de leurs passeports, que ce soit pour le 14 octobre 2017 ou pour le 14 janvier 2018.

S’il ne vous revient pas d’annuler cette décision, faites que le concerné ressente cette urgence, parce qu’il me semble qu’il n’est pas informé du calvaire que vivent les Congolais. Vous êtes le chef du gouvernement, celui qui dirige donc l’action de nos ministres bien-aimés, agissez donc en conséquence, c’est à vous qu’il revient de ne pas réveiller les vieux démons qui  sommeillent dans l’exaspération des Congolais. En ce qui me concerne, « Mon passeport est valide » jusqu’à la date de son expiration.

En RDC, les jeunes filles doivent se lancer à la conquête d’Internet

À Goma, une ville à l’Est de la République Démocratique du Congo, les NTIC n’ont jamais atteint leur âge d’or. Le taux de Congolais ayant accès à Internet étant trop bas (moins de 5%), n’incite pas la jeunesse à s’investir dans les NTIC, surtout les jeunes filles.

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Des jeunes filles en atelier sur les NTIC

Par Jean-Fraterne Ruyange

Selon les statistiques, le taux de pénétration internet en RDC nage entre 1 et 4%. Les raisons étant nombreuses, je ne vais pas m’y attarder, car elles varient aussi d’une personne à une autre. L’aspect qui me préoccupe le plus, cependant, c’est le côté lucratif que les Congolais n’exploitent pas. Monter une activité en ligne en RDC serait irraisonnable, alors que sous d’autres cieux, Internet est une source de revenu comme tant d’autres.

J’ai promis de ne pas m’attarder sur les causes de la non accessibilité des Congolais à Internet. A ce niveau, je présente plutôt un problème auquel se heurte même cette petite minorité qui y accède. Le problème n’est pas seulement celui lié à la liberté de l’expression, comme pourrait le décrier plus d’un, mais aussi celui du coût de l’internet même. (Si je parlais je parlais des causes, j’allais parler de la pauvreté.)

Les NTIC, une affaire d’hommes

C’est vraiment ce qui s’observe au pays. Je n’ai pas eu la chance de tomber sur les statistiques relatives mais c’est aussi visible à l’œil nu. Parler de l’Internet chez les femmes en RDC renvoie directement aux réseaux sociaux les plus basiques (Facebook, Instagram, WhatsApp).

Pour elles, l’internet c’est juste pour partager les photos, échanger leurs nouvelles de la journée, point barre. Le reste est une affaire d’hommes. Disons mieux, pour elles c’est une question de se voir et non de se faire entendre. Pour quelles raisons ? J’avoue, je l’ignore. Après que je me sois interrogé là-dessus, je me suis rendu compte que ces raisons seraient beaucoup plus culturelles qu’intellectuelles.

Notre société n’accorde pas à la femme assez de temps pour s’épanouir. S’occuper des travaux ménagers est son principal lot familial. C’est au niveau des raisons intellectuelles que la femme devient aussi responsable de cette situation : on dirait qu’elle ne veut jamais savoir pourquoi ni comment se connecter. – Je crois ne pas en vexer certaines –

Femmes, à vous l’Internet

Pour aider les femmes à conquérir l’Internet en tant qu’espace d’expression, Rudi international a lancé une série d’ateliers qui s’est étendue sur quatre mois pour encadrer une vingtaine des jeunes files de Goma en vue de les initier aux NTIC.

Pendant ces ateliers, il n’a pas été seulement question de leur apprendre comment jouir de leur liberté d’expression, mais aussi comment fonctionne l’Internet, car derrière l’écran de l’ordinateur comme du téléphone se passent beaucoup des choses, beaucoup d’aspects qui nous échappent.

Actuellement, plusieurs d’entre elles sont blogueuses, d’autres détiennent des comptes Twitter et que sais-je encore… En plus de pouvoir, désormais, s’exprimer et partager leur opinion, elles pourront aussi interagir avec le monde, voire même rentabiliser le temps qu’elles passeront sur Internet.

La Campagne « Speak » à Goma : enfin ils vont parler!

Du 21 au 23 Septembre 2017, la campagne « Speak » va donner la parole à plusieurs centaines des personnes à travers le monde qui n’ont pas l’occasion de se faire entendre. A Goma, elle sera aussi au rendez-vous.

Par Jean-Fraterne Ruyange

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#TogetherWeSpeak

La Campagne « Speak » à Goma

A Goma, une volcanique à l’Est de la république Démocratique du Congo, cette campagne sera au rendez-vous grâce à la Blogosphère Gomatracienne, #BloGoma, un groupe informel des blogueurs de cette ville, en partenariat avec le réseau des radios communautaires du Congo, CORACON en sigle, et le centre de formation en Anglais TOEFL Learning Center, dans son programme Brigde4Future2DRC.

Cette activité se tiendra le 23 septembre 2017 au Centre TOEFL, situé au sein du collège Professeur Midagu, non loin du campus Moïse de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs. Les participants viendront des couches sociales variées: des femmes politiques aux enfants de la rue, en passant par les femmes vendeuses et les réfugiés en vue de débattre sur la meilleure façon de les aider à user de leur liberté d’expression efficacement.

Autour du thème « la majorité oubliée : Aider la masse à occuper l’espace civique », la campagne « Speak » à Goma vise à accorder un espace d’expression aux personnes et couches sociales qui n’ont pas la chance ou la possibilité de parler dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux.

La voix des sans voix : oui, mais sous quel mandat ?

Pour la Blogosphère Gomatracienne, il n’est pas question de profiter de cette campagne pour parler au nom des gens, comme le prétendent souvent ceux qui s’appellent « voix des sans voix ». Il sera plutôt, pour la #BloGoma, une occasion d’offrir un espace d’échange et de réflexion ou ces membres de la communauté locale parleront pour eux même, se faire entendre sans intermédiaire auto-proclamé.

Pour atteindre son objectif, la #BloGoma, avec le concours de ses partenaires va, à partir de ce 13 Septembre publier une série de 10 articles, en raison d’un article par jour, qui pourront être des portraits, des interviews, des petites vidéos prise à l’aide des téléphones mobiles, des expériences et/ou témoignages personnels et réflexions relatifs aux personnes qui n’ont accès ni aux médias traditionnels ni à internet. A cela s’ajoute des émissions qui seront diffusé par des radios membres de la CORACON.

Vous pouvez suivre la discussion en ligne grâce au Hahstag international #TogetherWeSpeak et le hashtag local #BloGoma