Un matin, un débat : faut-il privilégier la Justice ou la cohésion sociale dans une zone post-conflit ?

Le matin du vendredi 30 Août me parut  unique en son genre. Il s’est tenu un débat à l’hôtel Bungwe de Goma où les jeunes venus des différents coins de la ville se sont réunis pour débattre au tour du dilemme qui se pose souvent après un conflit qui a connu des violations des droits de l’homme. Faut-il traduire en justice les coupables pour qu’ils subissent la rigueur de la loi ou faut-il privilégier la cohésion sociale en favorisant le pardon ?

Voilà la question autours duquel la #BloGoma (Blogosphère Gomatracienne) a réunis ces jeunes, principalement des étudiants en Droit, des professionnels de la justice et autres influenceurs de cette ville situé à l’est de la République Démocratique du Congo. N’étant pas personnellement sur place, j’ai suivi cette activé – qui s’inscrivait dans le cadre de la célébration du Mois africain de la justice célébrée par Africtivistes à travers le continent noir – à travers les réseaux sociaux. Merci à la technologie car j’ai même participé au débat.

La panel au débat public
Photo by Bwette Photography, réutilisation autorisée.

Le débat naquit d’un film, « The Prosecutors » évoquant le dilemme sur la justice transitionnelle qui se pose dans une communauté après un conflit violent. Au fond du débat, je lisais que le message que véhiculaient les idées des jeunes débatteurs s’accouplait à celui contenu dans le film qui fut visualiser avant l’exposée dans lequel les experts de la justice mettaient en cause la justice dont l’abus d’usage débouche sur la l’impunité des vrais coupables à nos jours.

« The Prosecutors » un film du réalisé par Leslie Thomas et tourné dans trois pays d’Afrique dont la RDC a interrogé convenablement les textes et le travail de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADH). Pour leur part, les interventions des participants ont tournées autour des histoires des tueries et violations des Droits de l’homme commis dans certains milieux ruraux. Ils en ont exigés aussi l’enquête, les considérant comme crimes graves.

Ce fut une rencontre d’acquisition des grandes valeurs sur la justice et la préservation de la cohésion sociale. La jeunesse de Goma a eu l’occasion des personnes qui ont connu des cas des violences et ont eu un aperçu sur ce qui se passe dans notre milieu.  La région du Kivu ayant connu la guerre depuis plusieurs décennies, le nombre des morts est énorme. La justice y est donc une nécessité.

Doté puis avorté !

De l’arrangement à l’amiable en passant par le recours à un faux médecin, l’ignorance a guidé la famille de Nadine, une jeune fille de 16 ans, engrossée par son beau-frère. Nadine vit chez sa grande sœur Furaha, mariée Muhindo depuis 5 ans.

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Illustration : Eleanor Doughty, réutilisation autorisée

Nadine a toujours été une fille appliquée à l’école que ses parents ont choisie de l’envoyé à Goma, une ville à l’Est de la RDC pour poursuivre ses études. Là elle devait être accueillie par sa grande sœur vivant dans cette ville volcanique depuis son mariage qui remonte à 5 ans de cela déjà. Une fois installée avec le couple Furaha et Muhindo, notre amie Nadine a été dès lors considérée comme étant la fille ainée de sa nouvelle famille. Son père, enseignant de son état et soucieux de l’éducation de sa fille, avait décidé d’envoyer sa fille poursuivre ses études en ville car la vie des champs dans le Lubero n’était pas une bonne option pour l’épanouissement de celle-ci.

Et puis un jour comme ça, il y a cinq mois de cela, à l’absence de sa grande sœur, son beau-frère était rentré un peu tôt du boulot en lui apportant des cadeaux de pâtisserie. Après ce geste digne d’un gentleman, notre beau-frère a demandé à Nadine de l’apporter de l’eau à boire dans sa chambre à coucher… Nadine ne se doutait de rien, surtout que Muhindo jouait un rôle important dans sa nouvelle vie à Goma, qu’elle le considérait un peu comme son père.

Nadine fit comme celui-ci le lui a recommandé et lui apporta un verre d’eau dans sa chambre à coucher… Et hop, je vous laisse imaginer la suite, ça n’a rien d’un suspens… Le drame s’est déroulé exactement comme vous l’imaginez.

Et comme la grossesse est la preuve par excellence que les femmes ne savent pas garder de secret, Furaha, la grande sœur à Nadine, a découvert que sa protégée était enceinte. Furaha était tellement déçue, surtout en voyant le temps et l’énergie qu’elle dépense pour parler de tous les sujets sans tabou avec sa sœur. Essayez alors d’imaginer avec moi combien Furaha se sentirait coupable si elle n’abordait pas des questions sur la sexualité avec sa petite sœur.

Ne pouvant pas gérer cette situation toute seule, Furaha décida de partager cette infortune à sa famille. La famille déjà au courant de la mésaventure de Nadine, a fourni des pressions inimaginables sur cette pauvre fille pour qu’elle dévoile le nom de l’auteur de la grossesse. Elle était dans un dilemme, et pas le moindre : Dénoncer son beau-frère et briser le foyer de sa sœur ou garder silence et passer pour une brute, le restant de sa vie. Le choix a été clair, Nadine a dénoncé son beau-frère Muhindo dit Hindo.

Furaha et sa famille ont eu du mal à gérer cette situation. Au nom des enfants que Hindo avait déjà eu avec Furaha, la famille lui a seulement exigé de doter Nadine, mineure de son état, pour ne pas qu’il soit poursuivi au pénal. Chose faite, Muhindo a doté la petite sœur à sa femme pour montrer qu’il regrette son acte. Il a déboursé 800$ U.S. et a décidé de prendre en charge tout ce qui aura trait avec la grossesse. La petite Nadine est alors obligée de changer de toit.

Un moment plus tard, Nadine, en accord avec le responsable de la famille, ont opté pour l’avortement. Avec son jeune âge et tous les préjugés qu’il y a autours, Nadine n’en pouvait plus. Ils ont motivé ce choix par le fait que l’auteur de sa grossesse soit le beau-frère son beau-frère.

La loi congolaise, accompagné par le protocole de Maputo, semble leur donnait gain de cause car elle suppose qu’une femme est en droit de solliciter l’avortement si sa grossesse est issue d’un viol ou est fruit de l’inceste.

Par un malheureux hasard, Nadine ne savait pas que la loi pouvait lui autoriser cette manœuvre, d’où elle a consulté, clandestinement un pharmacien, non qualifié, que la grossesse a connu tellement des complications jusqu’au point son « médecin » a pris la poudre d’escampette.

A suivre…!

Parc national des Virunga : l’humain se fout-il de son patrimoine ?

Le 5 Juin de chaque année est célébrée la journée mondiale de l’environnement. A l’occasion, je voulais sortir ma plus belle plume et écrire une épopée de la mère nature. Malheureusement, être blogueur c’est aussi ça : rater les bonnes occasions de se faire lire. Cependant, depuis ce matin quelque chose m’intrigue : la ville de Goma sera finalement électrifiée. En effet, Goma est l’une des grandes villes de la RDC, située à l’Est du Pays entre le lac Kivu et la chaîne volcanique des Virunga.

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On est bien sur le dos de maman !
Photo : Flickr

Ce n’est pas que cette ville n’a jamais eu du courant depuis la création du monde, c’est juste que l’électricité y est aussi rare que l’or et y demeure un signe de richesse. Il n’y a que quelques familles qui peuvent se payer le luxe d’avoir de l’électricité dans leur maison alors que les autres croupissent dans le noir. Bizarrement, même ceux qui ont la capacité de payer la facture de courant à Goma font face à un délestage permanent, et c’est toujours une surprise pour eux de voir les lumières allumées.

Quel rapport entre l’électrification de la ville de Goma et le parc des Virunga ?

Parc animalier le plus vieux et plus menacé de l’Afrique, les Virunga est en proie à plusieurs dangers, parmi lesquels la déforestation. Selon un rapport publié en 2013 par l’organisation internationale WWF[1], la déforestation constitue l’une des principales menaces pour le parc des Virunga. Le taux de cette déforestation est considérable : de l’ordre de 1% par an depuis des années. Également, 80% du charbon de bois et du bois de chauffe utilisés par les populations environnantes sont issus du Parc des Virunga.

Face au manque d’autres sources d’énergie, les populations riveraines du parc n’ont d’autre choix que de se procurer du bois de chauffage dans le parc. Aujourd’hui des débats autour de l’exploitation du pétrole et du braconnage font écho au combat de plusieurs organisations tant internationales que nationales. Cette pagaille créée pour des raisons que personnellement j’ignore fait oublier l’urgence à résoudre pour sauver le parc national des Virunga.

Je ne dis pas cela pour manifester mon désintérêt face aux effets néfastes que produirait l’exploitation du pétrole sur la population animale et végétale du parc, mais juste pour continuer à célébrer la belle victoire de la planète sur cette mésaventure de la Soco. Outre, ce parc qui fait face au braconnage et à l’activité des groupes armées, mérite bien d’être secouru pour préserver sa population animale. Mais où iront ces animaux si les forets qui les abritent venaient à disparaître ?

Voilà pourquoi je pense que l’urgence consiste à lutter contre la déforestation s’il a cette volonté de sauver le parc des Virunga. L’installation de deux barrages hydrauliques dans le cadre du programme « Alliance Virunga » pour fournir l’électricité aux populations environnant le parc était la réponse adaptée. Mais à qui profite actuellement l’électricité produite par ce courant ?

L’économie ou la politique, c’est qui le vrai coupable ?

L’électricité produite pour lutter contre la déforestation dans le parc des Virunga est confronté à plusieurs obstacles. Sa capacité à sauver les Virunga vaut la peine d’être mise en cause aujourd’hui. Les ménages déjà desservis en électricité ont du mal à supporter le coût exagéré de la facture. Beaucoup avaient pourtant investi de grosses sommes d’argent pour s’abonner. La facturation a été revue à la hausse sans tenir compte de la situation socio-économique de ces habitants, cultivateurs et fermiers pour la plupart, dont le revenu journalier est en dessous de 1$ US par jour.

Majoritairement non-instruites, ces populations ne savent rien de la protection de l’environnement, encore moins du parc. Elles ont opté pour ce courant après avoir vu qu’il était plus avantageux que le charbon de bois. L’électricité, censée être un important outil du développement pour eux, est devenue d’autant plus inaccessible que certains veulent considérer qu’il n’a même jamais existé. Contrairement à ce qui a été souligné au départ par les responsables de l’ICCN lors de l’inauguration de ces centrales, cette électricité n’est visiblement pas venue pour aider la population à ne plus recourir aux ressources du parc pour vivre.

Voilà ce qui m’a intrigué lorsque je me suis rendu compte que la ville de Goma sera finalement électrifiée. En effet, c’était lors de ma balade journalière que j’ai constaté l’installation des lignes électriques qui vont détourner ce courant pour Goma, en vouant ainsi les Virunga à la déforestation. Inutile de signaler que pour les habitants de la ville de Goma le coût de la facture ne posera pas problème. Ce qui fait une bonne affaire pour les responsables de Virunga Sarl. Je suis tenté de croire même que c’est bien ce qui explique la revue à la hausse de la facture du courant.

D’où, je crois que la politique est aussi responsable que l’économie dans cette affaire. Bien que certains politiques aient évoqué cette question au pays, personne n’a encore songé à prendre une décision qui apporterait une quelconque solution. C’est une guerre entre l’humanité et la nature qui est déclarée dans cette lutte contre les bénéfices au péril de la planète. Je ne sais pas comment je trouverai des mots pour expliquer à mes enfants que la plus grande réserve naturelle a été détruite pour électrifier le ville de Goma alors que la RDC a un potentiel électrique estimé à plus de 100.000 MW.

 

[1] Valeur économique du Parc National des Virunga, Rapport WWF 2013

Aya Chebbi, la première envoyée spéciale de l’Union Africaine pour la jeunesse, est une blogueuse

La Tunisienne Aya Chebbi a été officiellement nommée première envoyée spéciale de l’Union Africaine pour la jeunesse. C’est sur le site officiel de l’UA que cette annonce a été rendue publique ce 1er novembre.

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Aya Chebbi avec les jeunes de Afrika Youth Mouvement à Kigali/Rwanda après une rencontre Photo : Providence Baraka

J’ai été surpris dès que j’ai appris cette nouvelle car en Afrique, il est difficile de trouver les personnes qu’il faut à la place qu’il faut. Cette affirmation ne vient pas soutenir que je connaisse Aya Chebbi mieux que tout le monde. Loin de là, je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois en mai dernier pour une rencontre de « AYM », Afrika Youth Mouvement, à Kigali, la capitale rwandaise.

A l’issue de cette rencontre, j’étais simplement stupéfait en découvrant une jeune dame formidable avec une vision des choses fabuleuse. Pour parler de son engagement pour une Afrique, son Afrique, notre Afrique, qui émerge, son parcours en tant que blogueuse et activiste le dit plus éloquemment que tous les mots que je puisse placer ici. Pour ceux qui veulent en savoir plus, cet article de Huffpost donne beaucoup plus des détails sur sa carrière.

D’abord c’est qui Aya Chebbi ?

Aya Chebbi est avant tout une blogueuse. Voilà comment j’aurais bien voulu la décrire. Avec son blog et sa caméra, Aya a consacré son temps à travailler avec des gouvernements et organisations intergouvernementales ainsi que la société civile. Son objectif : « réaliser la vision de l’Union Africaine consistant à construire une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ».

De blogueuse à activiste, Aya Chebbi « a fait preuve de leadership serviable en maximisant les partenariats stratégiques, la mobilisation des ressources par le digital et l’appartenance pour construire l’un des plus grands mouvements panafricains dirigés par des jeunes, AYM. Elle a suscité un impact et un engagement qui lui ont permis d’atteindre plus de 10 000 jeunes membres de 40 pays d’Afrique et de la diaspora », dit la pétition  qui a soutenu sa candidature.

Une victoire pour la génération 2.0 ?

Je n’ai pas voulu que cet article soit une apologie ou encore l’épopée des blogueurs. Cependant, je ne sais pas comment faire autrement alors que le numérique est cette seule lueur d’espoir pour des milliers d’Africains actuellement. Si les leaders africains continuent à confisquer la scène politique en muselant la jeunesse qui ne jure qu’au nom de la révolution-rupture, le numérique leur accorde un autre espace qui leur permet de lutter à l’abri de la répression. Inutile de rappeler que ce sont les blogueurs qui sont les meneurs de ces luttes.

La nomination de Aya Chebbi est donc perçue, en tout cas c’est mon avis, comme la première victoire décisive de la jeunesse africaine face aux vagues des troubles qui ternissent le berceau de l’humanité. C’est une étincelle de plus qui vient s’ajouter à ce frottement des pierres qui cherchent à allumer le feu de la démocratie et de la liberté en Afrique.

Sa nomination n’est pas donc à considérer comme une victoire des blogueurs africains mais comme celle de toute cette jeunesse qui a refusé de se faire manipuler pour se battre pour les vraies causes du continent.

A travers cette victoire, c’est la jeunesse qui gagne, c’est l’Afrique qui gagne car désormais, la voix de la jeunesse se fera, sans aucun doute, entendre à l’Union Africaine à travers la blogueuse Aya Chebbi.

Divorcer ou souffrir, opte pour le moindre mal

Seulement quelques mois après votre mariage, le symptôme du divorce a plané sur votre couple. Celui qui était supposé te protéger est devenu ton pire cauchemar. Toi, ma sœur, affamée du bonheur, au barreau du conformisme social, tu t’es retrouvée condamnée à avoir chaque jour trois repas complet d’affliction et de l’amertume au dessert !

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Image utilisée à titre d’illustration
Photo : Wikicommons, réutilisation autorisée

Tu croyais suivre la bonne voie, celle que nous imposent nos traditions. Tu as dit au revoir à ta famille, à tes amis, tu lui as pris la main, pensant être en la compagnie du prince charmant alors que derrière sa coquetterie se cachait un crapaud. Tu lui as ouvert le cœur mais lui t’a ouvert les veines. Il te fait saigner, il te fait pleurer, il te rend malheureuse.

Tu as fait fausse route, tu le sais, tu le sens, mais c’est cette bague au doigt qui continue de te dicter : « C’est cela le mariage, tu dois le supporter. » Non, moi je ne suis pas de cet avis. Le mariage c’est pour le meilleur et pour le rire ; au diable le pire ! Et tu sais quoi ? Le diable, il faut le fuir.

Tu n’as pas raté ta vie

Tu es encore trop jeune pour noyer ton enthousiasme dans un quotidien maussade. Ta vie tourne à l’orage, pourquoi t’obstines-tu à rester dans ce navire qui chancelle ? Abandonne ces mauvaises vibrations, ces ondes négatives qui te retiennent dans un mariage qui ne fonctionne que de nom et d’apparence.

Tu as le droit d’y croire, oui, je sais combien c’est difficile mais il y a une vie après le mariage, rassure-toi. Certes, des regards lourds vont se poser sur toi mais que cela ne ralentisse pas envie d’avancer. Si la société va discréditer la femme que tu es, ne cherche pas à te justifier car une divorcée n’est pas une femme ratée, c’est juste une femme qui est tombé sur un mari taré.

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Photo : Pixabay.com

Tu lui as donné une deuxième chance, une troisième, puis une quatrième et ainsi de suite… Au lieu de changer, il a ancré en lui sa grossièreté et son obscénité. Regarde, combien autour de toi ont perdu leur vie en essayant un mariage râpé, combien se sont retrouvées avec des handicaps physiques et/ou émotionnels en tentant de sauver l’honneur d’un foyer infâme ?

Tu le sais bien, il n’y a rien que tu puisses encore sauver. Tout comme ce qui est mort ne peut mourir1, on ne peut distinguer un cadavre d’un défunt. Alors ce qui te reste, c’est de chercher à sauver ta peau. Tu as encore toute la vie devant toi, tu as encore le temps de te remettre et de vivre, ou mieux de goûter à la vie.

Je t’écris tout ça juste pour te dire que si tu savais quel destin te réserve Dieu, tu t’en irai danser nue sur la plage2 au lieu d’aller te faire tuer par ton débile de mari ivrogne qui ne sait pas voir le charme de ton sourire, les étincelles de tes yeux et l’éclat de ton visage. S’il veut se débarrasser de toi, tant pis pour lui, laisse-le, nous tes amis, nous ta famille, nous ne voulons pas te perdre

1Devise des habitants des îles de fer dans la série « Game of thrones ».
2Prophétie faite par un sage à Rollo, frère de Ragnar Lothbrok, qui se plaignait de sa misérable vie dans la série « Vickings »