4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent

Le livre résistera-t-il à la numérisation du monde ?

Je me permets de me poser cette question car le monde actuel est en pleine mutation vers cyber-génération où tout est sur le web! L’internet favorise aujourd’hui bien des choses, en scrutant presque tous les domaines de la vie. À la limite, le web est quasi indispensable. Qu’en est-il de la littérature?

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Un tas des livres
Photo; PxHere, image libre de droit

Par Jean-Fraterne Ruyange

Désormais, les étudiants ne se posent plus de questions quand il s’agit de devoir trouver des informations pour un dossier ou une présentation: ils interrogent leur meilleur ami : Google.

Le réflexe de leurs parents était tout autre, faisant le succès des bibliothèques. Cette évolution doit-elle être considérée comme un progrès ou comporte-t-elle des risques? Quelle sera le sort du livre si ce comportement prenait des proportions encore plus grandes?

Dans quelle mesure le livre est-il menacé par les technologies nouvelles ?

Les partisans des méthodes nouvelles ont toujours tendance à surestimer leur effet sur le cours normal des choses, comme si quelque nouveau rouage dans le mécanisme pouvait immédiatement fournir la panacée à tous les problèmes de la planète. Dans les années 30, la radio, et dans les années 50, la télévision, ont été exploitées pour différentes causes. Nul ne saurait nier que ces moyens, utilisés au mieux, ont fourni (et fournissent encore) des programmes originaux et novateurs. Mais ils n’ont pas remplacé le livre : en vérité, de nombreuses émissions de radio et de télévision ont dû être accompagnées de livres.

Tous ces concepts ont au début l’avantage de la nouveauté. C’est un changement agréable de regarder et d’écouter un programme de télévision au lieu de regarder et d’écouter un troubadour. Mais, dans les sociétés occidentales au moins, où elles existent depuis longtemps, la radio et la télévision ont perdu l’attrait de la nouveauté ; elles sont devenues plutôt un fond presque continu. I1 est tout à fait banal de voir des enfants en train de lire devant leur poste de radio ou de télévision. La lecture exige quelque effort de concentration intellectuelle, ce que la radio et la télévision n’exigent pas.

Il serait assurément insensé de prédire que les avancées technologiques quotidiennes n’auront pas sur le livre un aussi grand impact que certains de ceux qui les ont précédées. Les opinions varient largement quant à l’influence probable de l’internet sur la lecture et l’écriture des livres. On ne pourra la mesurer avant quelques années, pas même dans les pays avancés.

Quelques points inquiétants

– La question de la gratuité

Le livre est peu à peu dans la sphère du numérique et beaucoup s’inquiètent de le voir subir dans l’avenir le même sort que la musique. Le téléchargement illégal de la musique n’est plus uniquement le fait de quelques pirates isolés, aujourd’hui, malgré les lois contre le téléchargement illégal. Ce sont des milliers d’internautes qui font le choix de ne plus payer pour obtenir de la musique.

– La guerre pour le monopole

Trois grandes entreprises s’enthousiasment sur l’avenir du livre numérique en renforçant leur techniques d’innovation. Apple tente de s’imposer sur le marché du livre après avoir remporté une victoire dans le domaine des smartphones. Son concurrent le plus sérieux, Amazon, assure que, de nos jours, la commande des livres numériques transcende celle des livres sur format papier.

Enfin, l’entreprise américaine Google détient actuellement un grand réservoir de documents numérisés en ligne. Google Books Search est aujourd’hui encore libre d’accès et pose de nombreux problèmes quant au respect du droit d’auteur.

Une cohabitation forcée

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Bouquin électronique iLiad en plein soleil sur une pile de livre
Photo: Wikicommons, image libre de droit

Les différentes mutations du livres au fil du temps semblent avoir suscités des réactions comparables à celles provoquées par l’apparition du numérique. Le livre et la lecture ont maintes fois été l’objet des prédictions moribondes et bien souvent, les intellectuels se sont montrés inquiets face aux nouvelles techniques.

« Le passage du manuscrit à l’imprimé a permis d’augmenter considérablement la porté d’une œuvre en facilitant sa diffusion », nous confie Grerbert Pauline. Ce changement d’échelle rappelle notamment ce qui se produit avec internet où les frontières spatiales mais aussi temporelles sont désormais abolies.

Si, d’un coté, aller sur Internet permet d’accéder en un temps record à une grande quantité d’informations ; d’autre part, préciser ses sources à la fin d’un projet, les livres font toujours bonne impression, prouvant que l’on s’est investit dans des recherches.

Si, les autres moyens précités (la radio et la télévision) n’ont pas pu mettre un terme à l’usage du livre mais ont plutôt été des moyens favorisant la vulgarisation de la lecture, l’internet va aussi, sans l’ombre d’un doute, être utile pour les mêmes fins.

Le livre perdure mais peut-être pas à la façon dont on entend l’écho des sentences des éternels gourous virevoltants. Ce n’est pas la permanence du livre que je préconise, c’est la coexistence de médias différents sans qu’il y ait forcément de médium dominant. Et là est peut-être la véritable nouveauté.

Il est difficile de surestimer les avantages du livre. C’est un objet de faible dimension et facilement transportable. Il est complet en soi, totalement indépendant de toute source d’énergie et n’est pas sujet à des pannes de mécanique.

On peut l’étudier n’importe où, à n’importe quel moment. Il est permanent. Il est bon marché. Celui qui l’utilise peut y ajouter ses propres informations ou commentaires. On peut difficilement imaginer un support d’instruction plus efficace ou ayant un meilleur rapport coût-efficacité.

La maison de la femme de Goma aide les Congolaises à s’émanciper

Le statut de la femme est en train de changer, mais cela ne va pas toujours dans le bon sens. C’est en tout cas le constat que j’ai par rapport à la journée internationale des droits de la femme. Je suis sur que mon avis sera partagé par plus d’un.

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Des femmes qui défilent à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.
Photo : Flickr, réutilisation autorisée

Par Jean-Fraterne Ruyange

En cette journée, ma plume a été saisie de rage et ne cherchait qu’à exprime le dégoût que j’ai pour cette journée. Oui, je suis dégoûté en voyant toutes ces femmes vivant dans ma société en tant que femmes et dont on se rappelle l’existence que dans une seule journée durant toute l’année. Ces femmes qui sont exaspérées de tout faire, ces femmes violentées, ces femmes étouffées par le sexisme…

Mise en lumière

Je rêve d’un monde où on aura pas besoin de braquer la lumière sur les femmes pour se rendre compte de leur existence. Ce qui ne veut pas dire que je suis contre la célébration de la journée des droits de la femme. Cependant, tout en m’insurgeant contre les anti-valeurs liés à cette journée, je suis conscient de la valeur de sa célébration, encore plus de l’émancipation de la femme.

La seule chose que je soutienne est donc le fait que la plupart des femmes ne se rendent pas compte de l’urgence de repenser les méthodes de la célébration de cette journée du 8 mars. Comme le dit bien sa dénomination : « Journée Internationale des Droits de la femme », cette journée n’est pas à bourrer par des artifices sournois, des discours aléatoires et des agissements impubères.

Pour la grande partie des femmes de Goma, la date du 8 mars se résume au port des pagnes, aux sorties ambiantes entre femmes pour se divertir – par la musique, la danse et les boissons – et bien plus pour pervertir.

La Maison de la femme, ma consolation

Une des rares initiatives du gouvernement au profit de la société, la Maison de la femme de Goma, est un service du ministère du genre, famille et enfants. Ici, en cette date, il a été question de rappeler à la femme son rôle économique dans un monde en rapide mutation.

Au cœur du discours de cet espace gouvernemental, l’urgence de l’autonomisation de la femme, qui favorise son émancipation. La maison de la femme encadre les femmes en mettant en pratique ce que la professeure Christine Lagarde appelle les 3 L de l’autonomisation des femmes : « Learning, Labour and Leadership ».

Pour ce qui est du Learning, la maison de la femme estime que l’éducation est le fondement même du changement. Parmi les valeurs qui sont inculquées aux femmes, nous avons l’amour du travail et l’envie d’aller de l’avant.

Quant au Labour, la maison de la femme vise à alléger fardeau de la femme qui porte le poids du monde sur ses épaules en la sortant de la pauvreté. Pour renforcer la capacité d’autofinancement de la femme, par le biais des Organisations internationales, la maison de la femme accorde des micro-crédits pour soutenir leurs activités génératrices de revenu.

Pour finir avec le dernier L qui est celui du Leadership, l’idée est de sortir la femme de cette conception « ménagériale » qu’elle lie à son essence. Le but ici étant la célébration de la femme d’influence, ce dernier L est utilisé pour rappeler à la femme qu’elle a le pouvoir d’influence, qu’elle peut être un agent de changement, qu’elle a la capacité de rassembler. Ce qui a permis aux femmes qui ont évolué dans cette structure gouvernementale de retrouver, nourrir et célébrer des valeurs telles que l’authenticité, l’empathie, l’intuition, la créativité, la bonté, le partage et la paix.

Voilà en quelque sorte les piliers sur lesquels repose l’action de la Maison de la femme, convaincue que l’émancipation de la femme ne dépend que de sa capacité à se prendre en charge.

Kargasok : une légende chinoise qui tue la jeunesse de Goma

« Depuis l’antiquité, l’homme a pressé les raisins pour en recueillir du jus. La fermentation naturelle, due à l’action de levures présentes dans le moût a transformé le sucre en alcool et en gaz carbonique. Le gaz s’échappant de lui-même, il en est resté le jus alcoolisé. Ainsi naquit le vin. » – Gérard Gosselin

Ma mère est parmi les premières personnes à être tombées sous le charme du Kargasok, à Goma. Je ne sais plus en quelle année elle a commencé à en fabriquer, mais je me souviens quand-même que cela remonte à ma petite enfance. A l’époque, c’était une « merveille » inconnue du grand public. Elle en fabriquait pour une consommation domestique familiale. Elle n’en vendait pas, et même si elle pouvait en vendre, je suis sûr qu’elle ne pouvait pas avoir des clients à cette époque-là. Mais, d’abord, c’est quoi le Kargazok ?

Une légende ?

Le Kargasok est un jus alcoolisé obtenu à partir d’un champignon du thé dit « Kombucha », un mot russe signifiant littéralement « algue de thé ». D’après le site eBay, où il est possible d’acheter le fongus via internet, ce jus serait originaire de la Chine. Ici, sa consommation a vu le jour deux siècles avant notre temps et on l’appelait « élixir d’immortalité ».

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Un verre de Kargasok

Il a revêtu de plusieurs noms à travers les âges et les pays où il a été importé. En Russie on l’appelait « fontaine de jouvence », au Japon « champignon des héros », sous d’autres cieux « champignon miracle » ou encore « champignon de charité »…

Si le Kargasok a toujours été prisé, c’est suite à une liste exhaustive des maladies qu’il soignerait qu’il a connu son essor. Sa préparation requiert une si grande vigilance ainsi que plusieurs exigences. Même si le Kargasok est considéré comme étant une boisson miraculeuse et bénéfique pour l’organisme, ses bienfaits ne sont traduits qu’en simples témoignages des personnes qui l’ont consommé et qui, dès lors, ont retrouvé la forme et la santé.

Cependant, en essayant de creuser dans mes recherches, je ne suis tombé sur aucune étude approfondie sur le Kargasok en termes d’efficacité, à proprement parler, sur la régulation du système immunitaire. Si quelqu’un peut m’orienter dans ce sens, merci de me laisser un commentaire.

Comment le Kargasok tuerait la jeunesse de Goma ?

Cette dernière décennie, le thé mystérieux a été mis à nu. Il a tellement affolé toute la population gomatracienne qu’il s’est retrouvé commercialisé à tous les coins de rue. Les commerçants ont attribué au Kargasok d’autres vertus, oubliées dans la légende chinoise, dont celle d’aphrodisiaque et d’apéritif pour accroître leur clientèle.

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Fongus servant à fermenter le Kargasok

Ce marketing a été payant et a envoûté simultanément la curiosité et la soif de plusieurs jeunes. Pour ne pas perdre leur clientèle déjà conquise, les commerçants ont du modifié la formule traditionnelle du Kombucha. Actuellement, à Goma, pour sa préparation, les commerçants font intervenir plusieurs roueries : des noyaux d’avocats aux racines d’arbres en passant par des stupéfiants et drogues, dont le cannabis.

De « fontaine de jouvence » à « fontaine d’indécence », le Kargazok a fait des victimes parmi les jeunes, sous l’œil indifférent des autorités politico-administratives. Alors que l’OCC (Office Congolais de Contrôle) a émis des doutes sur ce jus car ne provenant d’aucun fruit et n’étant pas un médicament prouvé scientifiquement, sa consommation n’est soumise à aucune réglementation.

Les retombées des fêtes de fin d’année: ils naîtront en Septembre

« La fin d’une année, c’est le début d’une autre ». Je ne sais pas si ce proverbe a déjà existé ou si je viens de l’inventer. Mais, pourquoi l’évoquer seulement aujourd’hui ? Pourquoi seulement maintenant ? Parce que, évidemment, c’est la fin de l’an 2017, ou, disons mieux, le début de l’an 2018.

Absent de mon blog pendant un mois environ, je reviens, dans la peau de Marc, un jeune de 17 ans qui n’apprécie pas du tout les fêtes de fin d’année. Alors, serez vos prunelles (ou vos tympans) car nous allons décoller…

Mon nom est Marc, j’ai soufflé sur ma dix-septième bougie l’an passé. Je suis donc né en 2000, plus précisément au neuvième mois. Et je suppose que vous êtes tous au courant de cette anecdote sur les enfants nés en Septembre. En ce qui me concerne, cette anecdote n’est pas qu’une légende. C’est l’essence même de mon existence.

Toujours gai et petit rigolo, en famille tout comme dans mon entourage, je fais l’unanimité en tant que le mec le plus amusant. Tout le monde rit à mes paroles, faits et gestes. Si la comédie était payante chez nous, je ne serai pas seulement riche mais aussi célèbre. Il faut avouer que mon humour se repend en un tour de main.

Cependant, ce sont les murmures de ma grand-mère qui me font perdre la carte. Sans se mordre la langue, elle me rappelle chaque fois que ma jovialité tient de ma conception. Pour elle, je ne peux refléter autre chose que folie et enthousiasme car j’ai été conçu dans une accointance hypocoristiquement folle.

Chaque fois que je cherchais à faire le coq par mon humour, elle me regardait d’un œil vif comme pour couper court à ce qu’elle ne cesse d’appeler mes balivernes.

Ce n’est pas qu’elle ne m’aimait pas, loin de là. Elle m’a élevé comme son propre fils, sous son toit. D’ailleurs, dans mon enfance, c’est bien elle que j’appelais ‘‘maman’’. Je croyais que c’était elle ma mère jusqu’à mes six ans quand s’est mariée celle que je croyais être ma grande sœur. Oui, c’est après son mariage qu’elle s’est enfin décidé de me dire que c’était elle ma mère.

Cela ne m’avait pas du tout affecté et cela n’avait rien changé de l’ambiance de complicité qui régnait entre moi et mon ex-mère, non plus de son « affection maternelle ». Auprès d’elle, je me sentais comblé, je ne manquais de rien. Elle faisait des pieds et des mains pour me rendre heureux.

Cependant, il y a quelque chose qui me manquait toujours. Je ne sais pas trop quoi mais, il faut avouer que, à des moments, j’aurais aimé que ça soit mon père qui m’accompagne à l’école comme les autres gosses de mon âge. J’avais besoin de jouer avec lui, qu’il m’apprenne à rouler sur vélo et toutes ces petites autres choses que font les enfants avec leurs pères. Par dessus tout cela, j’avais juste besoin de sa présence, j’avais simplement besoin de ressentir ce que ça fait d’appeler quelqu’un papa.

Mais, pourquoi je pense que ce lâche me manque ? pourquoi je pense qu’avec lui les choses auraient pu être différentes ? Je l’en voulais énormément jusqu’à ce que je me souvienne qu’il ne me connaît même pas et qu’il avait fuit juste en apprenant que j’allais naître.

Après une nuit intense de folie et de perversion passé avec ma mère au réveillon de Noël 1999, je ne sais pas à quoi s’attendait ce poltron que je ne voudrais même plus rencontrer. Alors que grand-mère pensait que ma mère veillait à la paroisse, c’était ma conception obscènement blasphématrice qui se réalisait.

Voilà pourquoi je perds ma bonne humeur chaque fois qu’approchent les fêtes de fin d’année. Je vois l’entêtement et l’agitation du monde autours face à ces fêtes, je vois tous ces jeunes prêts à tout donner, à tout sacrifier pour faire bonne impression lors de ces fêtes.

Je sens mon cœur en peine, je sens l’amertume qui se repend dans mon âme quand je regarde tout cela et je me dis que cela n’a jamais changé et qu’il y aura tant d’autres enfants qui naîtront en Septembre d’un père fuyard, irresponsable, qu’ils ne connaîtront peut-être jamais, comme ce fut le cas pour moi.