Bahimba festival, l’ile Lunkulu métamorphosée

Bayimba est un festival des arts organisé en Ouganda. Cette année (mai 2018), c’était la onzième édition, le festival a créé une innovation très émouvante qui a ravi les festivaliers : elle a eu lieusur l’île de Lunkulu, au bord du lac Victoria, un cadre magnifique pour une relaxation sans précèdent.

Le festival accueille des artistes de tous les horizons et cette aventure assure le nom du festival Bayimba sur la scène musicale de l’Ouganda et du monde. Je vous présente, en images, l’ambiance qui régnait lors des préparatifs.

====>>> Lire la version anglaise ici.

L’ambiance autour de l’arrivée

J’étais parmis les premiers à débarquer sur l’île Lukunlu pour le festival Bayimba, laissez-moi vous emmener dans la cuisine interne des équipes qui préparent le site pour accueillir les festivaliers !

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Nous sommes tous arrivés par la pirogue

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Quelques prévisions pour survivre dans la jungle

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Le campement est fin prêt pour la nuit

Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall

Le repos dans une tente ça doit être excitant même avant la tombée de la nuit

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Je me sens mieux dans une brouette

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Et si on fixait un slick line?

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Voyons si nous avons de l’équilibre

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C’est facile si on se tenait la main

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Ca tourne à l’accrobatie

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C’est  chaud l’Afrique, les anti-inflammatoires font du bien

La communion avec la nature

Le Bahimba festival a choisi son site dans la partie inhabitée de l’ile Lunkulu. Il y a ici abondance d’insectes et des reptiles aussi. Les plus en vue sont les libellules et les aigrettes mais les plus redoutés sont les serpents, même s’ils restent naturellement discrets.

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C’est l’heure du décollage

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Un aigrettier est un arbre aux aigrettes

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Nous guettons la mer d’en haut

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Je suis petit mais tu vas me remarquer car je domine l’ile

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Des arbres flottants, ça existe aussi à Lunkulu

JustaHub et Afrika Collective métamorphosent l’ile Lunkulu

JustaHub, une plateforme artistique basée en Ecosse, collabore avec des artistes congolais (RDC) du collectif Kongoloko et Afrika Collective de l’Ouganda. Ensemble, ils ont travaillé sur la conception des designs sur l’île ainsi que sur la décoration.

La trace de notre passage à Lunkulu

Un arbre ça peut servir de chaise et porte-manteau à la fois

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Des balançoires made in Lunkulu par Africa Arts Collectif

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Une balançoire au milieu des meubles en bois

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Des projecteurs pour éclairer la foret

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Des décors encombrent l’ile

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Justalokohub impose un décor au visage du Kitenge congolais

Bayimba festival, Lunkulu island metamorphosed

Bayimba is a festival of arts organized in Uganda. This year, it is in its eleventh edition and brings a very moving innovation that will, without a doubt, enjoy festival-goers: It will be held from 02 to May 05, 2018 on the island Lunkulu, in Lake Victoria and offers a relaxing atmosphere.

The festival will welcome artists from all sides and this adventure will surely secure Bayimba Festival’s name on the scene of Uganda and world music. While waiting for everything to start, I propose, in pictures, the atmosphere around the preparations that started since Monday and, rest assured, this is only a foretaste.

Read the french version here

The atmosphere around the finish

As one of the first people to land on Lukunlu Island for the Bayimba Festival, let me take you to the internal kitchen of the teams preparing the site to welcome festival-goers.

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We all arrived by canoe

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Some food for survival in the jungle

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The camp is all ready for the night

Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall

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Campement-lac-victoria

I feel better in a wheelbarrow

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And if we set a slick line?

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Let’s see if we have balance

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It’s easy if we hold hands

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It turns to acrobatics

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It’s hot in Africa, anti-inflammatories are good

Communion with nature

The Bayimba Festival has chosen its site in the uninhabited part of Lunkulu Island. There are plenty of insects and reptiles here. The most prominent are dragonflies and egrets but the most feared are the snakes even if they remain naturally discreet.

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It’s time to blast off

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An egret tree is a tree which produces egrets

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We watch the sea from above

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I am small but you will always see me because I dominate the island

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Floating trees also exists in Lunkulu Island

JustaHub and Africa Collective Metamorphose Lunkulu Island

JustaHub, an art platform based  in Scotland is collaborating with Congolese artists (DRC) from the Kongoloko Collective and Afrika Collective, a Ugandan collective of artists Together they have been working on the design of the stages on the island as well as on the decoration.

The vestige of our passage on Lunkulu Island

A tree can serve as both a chair and coat rack

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Swings made in Lunkulu by Afrika Collective

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A swing in the middle of the wooden furniture

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Spotlights to illuminate the forest

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Decors overwhelm the island

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Justalokohub imposes a decor on the face of the Congolese Kitenge

 

Ces 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent comme des boss.

Le livre résistera-t-il à la numérisation du monde ?

Je me permets de me poser cette question car le monde actuel est en pleine mutation vers cyber-génération où tout est sur le web! L’internet favorise aujourd’hui bien des choses, en scrutant presque tous les domaines de la vie. À la limite, le web est quasi indispensable. Qu’en est-il de la littérature?

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Un tas des livres
Photo; PxHere, image libre de droit

Par Jean-Fraterne Ruyange

Désormais, les étudiants ne se posent plus de questions quand il s’agit de devoir trouver des informations pour un dossier ou une présentation: ils interrogent leur meilleur ami : Google.

Le réflexe de leurs parents était tout autre, faisant le succès des bibliothèques. Cette évolution doit-elle être considérée comme un progrès ou comporte-t-elle des risques? Quelle sera le sort du livre si ce comportement prenait des proportions encore plus grandes?

Dans quelle mesure le livre est-il menacé par les technologies nouvelles ?

Les partisans des méthodes nouvelles ont toujours tendance à surestimer leur effet sur le cours normal des choses, comme si quelque nouveau rouage dans le mécanisme pouvait immédiatement fournir la panacée à tous les problèmes de la planète. Dans les années 30, la radio, et dans les années 50, la télévision, ont été exploitées pour différentes causes. Nul ne saurait nier que ces moyens, utilisés au mieux, ont fourni (et fournissent encore) des programmes originaux et novateurs. Mais ils n’ont pas remplacé le livre : en vérité, de nombreuses émissions de radio et de télévision ont dû être accompagnées de livres.

Tous ces concepts ont au début l’avantage de la nouveauté. C’est un changement agréable de regarder et d’écouter un programme de télévision au lieu de regarder et d’écouter un troubadour. Mais, dans les sociétés occidentales au moins, où elles existent depuis longtemps, la radio et la télévision ont perdu l’attrait de la nouveauté ; elles sont devenues plutôt un fond presque continu. I1 est tout à fait banal de voir des enfants en train de lire devant leur poste de radio ou de télévision. La lecture exige quelque effort de concentration intellectuelle, ce que la radio et la télévision n’exigent pas.

Il serait assurément insensé de prédire que les avancées technologiques quotidiennes n’auront pas sur le livre un aussi grand impact que certains de ceux qui les ont précédées. Les opinions varient largement quant à l’influence probable de l’internet sur la lecture et l’écriture des livres. On ne pourra la mesurer avant quelques années, pas même dans les pays avancés.

Quelques points inquiétants

– La question de la gratuité

Le livre est peu à peu dans la sphère du numérique et beaucoup s’inquiètent de le voir subir dans l’avenir le même sort que la musique. Le téléchargement illégal de la musique n’est plus uniquement le fait de quelques pirates isolés, aujourd’hui, malgré les lois contre le téléchargement illégal. Ce sont des milliers d’internautes qui font le choix de ne plus payer pour obtenir de la musique.

– La guerre pour le monopole

Trois grandes entreprises s’enthousiasment sur l’avenir du livre numérique en renforçant leur techniques d’innovation. Apple tente de s’imposer sur le marché du livre après avoir remporté une victoire dans le domaine des smartphones. Son concurrent le plus sérieux, Amazon, assure que, de nos jours, la commande des livres numériques transcende celle des livres sur format papier.

Enfin, l’entreprise américaine Google détient actuellement un grand réservoir de documents numérisés en ligne. Google Books Search est aujourd’hui encore libre d’accès et pose de nombreux problèmes quant au respect du droit d’auteur.

Une cohabitation forcée

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Bouquin électronique iLiad en plein soleil sur une pile de livre
Photo: Wikicommons, image libre de droit

Les différentes mutations du livres au fil du temps semblent avoir suscités des réactions comparables à celles provoquées par l’apparition du numérique. Le livre et la lecture ont maintes fois été l’objet des prédictions moribondes et bien souvent, les intellectuels se sont montrés inquiets face aux nouvelles techniques.

« Le passage du manuscrit à l’imprimé a permis d’augmenter considérablement la porté d’une œuvre en facilitant sa diffusion », nous confie Grerbert Pauline. Ce changement d’échelle rappelle notamment ce qui se produit avec internet où les frontières spatiales mais aussi temporelles sont désormais abolies.

Si, d’un coté, aller sur Internet permet d’accéder en un temps record à une grande quantité d’informations ; d’autre part, préciser ses sources à la fin d’un projet, les livres font toujours bonne impression, prouvant que l’on s’est investit dans des recherches.

Si, les autres moyens précités (la radio et la télévision) n’ont pas pu mettre un terme à l’usage du livre mais ont plutôt été des moyens favorisant la vulgarisation de la lecture, l’internet va aussi, sans l’ombre d’un doute, être utile pour les mêmes fins.

Le livre perdure mais peut-être pas à la façon dont on entend l’écho des sentences des éternels gourous virevoltants. Ce n’est pas la permanence du livre que je préconise, c’est la coexistence de médias différents sans qu’il y ait forcément de médium dominant. Et là est peut-être la véritable nouveauté.

Il est difficile de surestimer les avantages du livre. C’est un objet de faible dimension et facilement transportable. Il est complet en soi, totalement indépendant de toute source d’énergie et n’est pas sujet à des pannes de mécanique.

On peut l’étudier n’importe où, à n’importe quel moment. Il est permanent. Il est bon marché. Celui qui l’utilise peut y ajouter ses propres informations ou commentaires. On peut difficilement imaginer un support d’instruction plus efficace ou ayant un meilleur rapport coût-efficacité.

La maison de la femme de Goma aide les Congolaises à s’émanciper

Le statut de la femme est en train de changer, mais cela ne va pas toujours dans le bon sens. C’est en tout cas le constat que j’ai par rapport à la journée internationale des droits de la femme. Je suis sur que mon avis sera partagé par plus d’un.

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Des femmes qui défilent à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.
Photo : Flickr, réutilisation autorisée

Par Jean-Fraterne Ruyange

En cette journée, ma plume a été saisie de rage et ne cherchait qu’à exprime le dégoût que j’ai pour cette journée. Oui, je suis dégoûté en voyant toutes ces femmes vivant dans ma société en tant que femmes et dont on se rappelle l’existence que dans une seule journée durant toute l’année. Ces femmes qui sont exaspérées de tout faire, ces femmes violentées, ces femmes étouffées par le sexisme…

Mise en lumière

Je rêve d’un monde où on aura pas besoin de braquer la lumière sur les femmes pour se rendre compte de leur existence. Ce qui ne veut pas dire que je suis contre la célébration de la journée des droits de la femme. Cependant, tout en m’insurgeant contre les anti-valeurs liés à cette journée, je suis conscient de la valeur de sa célébration, encore plus de l’émancipation de la femme.

La seule chose que je soutienne est donc le fait que la plupart des femmes ne se rendent pas compte de l’urgence de repenser les méthodes de la célébration de cette journée du 8 mars. Comme le dit bien sa dénomination : « Journée Internationale des Droits de la femme », cette journée n’est pas à bourrer par des artifices sournois, des discours aléatoires et des agissements impubères.

Pour la grande partie des femmes de Goma, la date du 8 mars se résume au port des pagnes, aux sorties ambiantes entre femmes pour se divertir – par la musique, la danse et les boissons – et bien plus pour pervertir.

La Maison de la femme, ma consolation

Une des rares initiatives du gouvernement au profit de la société, la Maison de la femme de Goma, est un service du ministère du genre, famille et enfants. Ici, en cette date, il a été question de rappeler à la femme son rôle économique dans un monde en rapide mutation.

Au cœur du discours de cet espace gouvernemental, l’urgence de l’autonomisation de la femme, qui favorise son émancipation. La maison de la femme encadre les femmes en mettant en pratique ce que la professeure Christine Lagarde appelle les 3 L de l’autonomisation des femmes : « Learning, Labour and Leadership ».

Pour ce qui est du Learning, la maison de la femme estime que l’éducation est le fondement même du changement. Parmi les valeurs qui sont inculquées aux femmes, nous avons l’amour du travail et l’envie d’aller de l’avant.

Quant au Labour, la maison de la femme vise à alléger fardeau de la femme qui porte le poids du monde sur ses épaules en la sortant de la pauvreté. Pour renforcer la capacité d’autofinancement de la femme, par le biais des Organisations internationales, la maison de la femme accorde des micro-crédits pour soutenir leurs activités génératrices de revenu.

Pour finir avec le dernier L qui est celui du Leadership, l’idée est de sortir la femme de cette conception « ménagériale » qu’elle lie à son essence. Le but ici étant la célébration de la femme d’influence, ce dernier L est utilisé pour rappeler à la femme qu’elle a le pouvoir d’influence, qu’elle peut être un agent de changement, qu’elle a la capacité de rassembler. Ce qui a permis aux femmes qui ont évolué dans cette structure gouvernementale de retrouver, nourrir et célébrer des valeurs telles que l’authenticité, l’empathie, l’intuition, la créativité, la bonté, le partage et la paix.

Voilà en quelque sorte les piliers sur lesquels repose l’action de la Maison de la femme, convaincue que l’émancipation de la femme ne dépend que de sa capacité à se prendre en charge.