Ô poète

Sans même que tu t’en doutes
Par la grâce de ton chant
Tu nous soutiens sur la route
Où nous allions en trébuchant.

Quand tout nous pèse et nous coûte
Qu’on pleure les jours d’antan
C’est toi qui mets en déroute
Nos soucis et nous détends.

Le corps s’épuise et se voûte
Et le froid sur nous descend
Mais sitôt que l’on t’écoute
Agit ton charme apaisant.

Ainsi, sans que tu t’en doutes
Ô poète par ton chant
Tu nous soutiens sur la route
Où nous allions en trébuchant.

Poème apparue dans Au Rencard des Lots. Cliquez sur ce lien pour acheter le livre en ligne.

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Au rencard des lots, par Jean-Fraterne Ruyange et Ange Banyene, est un recueil des poèmes qui a remporté le Prix RDC du Manuscrit Francophone 2016

Hommage à Rossy Mukendi Tshimanga

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Rossy Mukendi
Illustration : M. Kadima Art, avec son aimable et amicale permission

Rayon de soleil qui s’éteint
Obscurité qui se repend sur toute une génération
Sémillante, résolue à l’ultime bataille
Sans se soucier de la hauteur du danger, quitte à
Y laisser la vie, pour anéantir le joug de la dictature.

Mourir pour la liberté, était ton credo
Usant ta bravoure pour exiger une démocratie sans
Kalachnikov, un idéal qui les a tourmenté…
En tirant sur toi, c’est sur l’avenir du pays qu’ils
Noient dans la barbarie et l’affliction.
Demain, ces adeptes de la perfidie tenant les rênes
Ignobles de la tyrannie seront terrassés…

Toujours sur le créneau
Sans jamais courber l’échine,
Humant l’arôme alléchante d’une liberté
Imbibée d’espoir, se profilant à l’horizon
Mukendi, tu as été, pour nous tes compatriotes,
Admiration, une inspiration et fascination.
Nous poursuivrons cette lutte, combien périlleuse
Gémissant ou souriant, peu importe,
Afin que tu ne sois mort pour rien.

« La peur a changé de camp,

la victoire est certaine! »

Par Jean-Fraterne Ruyange

A mort Cupidon !

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Peinture Cupidon
Photo : Pixabay.com, réutilisation autorisée

Vénus est distraite
Aphrodite est morte
Valentin n’est qu’un mythe
Et toi tu te dispute les assiettes !

Tu devrais aller à la retraite
Pour ne pas troubler l’utopie de Cendrillon et Barbie
Laisse Picasso redonner l’éclat aux cœurs tristes
Halte! Ne te mêle pas des contes des fées de Walt Disney.

Dispenser l’amour, provoquer une alchimie magique
Voilà à quoi étaient destinées tes flèches empoisonnées, Cupidon,
Tu as rendu l’amour rare et monstrueux, ton bilan est catastrophique
En créant Valentin tu as été con, ce mec est un vrai bidon.

Il n’offre les cœurs sensuels qu’aux plus offrants
C’est aux enchères qu’il vend les histoires les plus romantiques
Jamais tu n’as su placer tes foutues flèches correctement
Et les vrais amoureux en payent le prix : Nostalgie, crise cardiaque.

Es-tu conscient de la pagaille que tu sème au milieu des gens :
Que des beaux yeux rougissent pour pleurer des voyous vauriens
Que pour des salopes s’effacent des sourires charmants
L’amour vire vers la calamité, tout ça de ta faute crétin.

« A mort Cupidon » Tel est le cri de tous ces célibataires anonymes
Qui joignent leur voix aux rimes enragées de mon poème
Et si cela n’est pas la solution, c’est en tous cas notre proposition
Car tu as sans doute failli à ta mission !
« A mort Cupidon!!!!!!!!!!!!! »

Par Jean-Fraterne RUYANGE

L’amour est mort

Accepter que ce ne soit pas toi
M’a embrasé le cœur d’émoi
Ces larmes
Et ce chagrin qui m’assomment
Ne sont que des symptômes
Des lésions de mon âme.

Et dire que nos chemins se séparent
Désormais
Que ma route ne sera jamais pas pavée
Par le charme de ton sourire
Et les étincelles de ton regard
M’estropie de la félicité.

Savoir qu’aux temps de nos rides
Tu seras bercé dans les bras d’un autre
Qu’avec lui tu ne feras qu’une chair
Et que je n’aurai pas de compagne
Dans mes ballades
Ne fera que m’affermir dans la peine.

J’accepte qu’il n’y ait jamais de nous
Sans renoncer à cette vive flamme
Qui a su incendier mes sentiments
Jamais, j’en fais le serment
Je ne laisserai personne prendre ta place
Car, dans mon cœur,
L’amour est mort.

Cette pauvre vieille

Mon premier poème sur mondoblog est un appel  que je lance à tous les jeunes qui me liront à offrir leur écoute et leur attention à nos vieux parents. Jeprofite donc de la journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, célébrée chaque 15 Juin,  pour rappeler que le plus beau cadeau que nous pouvons leur offrir c’est un peu de notre temps; après tous les efforts qu’ils ont consentis pour faire de nous ces hommes et ces femmes que nous sommes devenus.

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Une vielle femme devant sa case

Par Jean-Fraterne Ruyange

Cette pauvre vieille, cette exploitée

Mettait en toi son espérance

Tu n’eus pour lui qu’indifférence

À peine était-elle écoutée

Cette pauvre vieille spoliée !

hghghghghjgjkgjkhgshjkgjhkgghghghgh

Elle te racontait sa souffrance

Ses ennuis, sesdifficultés

Attendant aide et délivrance

Pourquoi l’as-tu tant rejetée

Cette pauvre femme embarrassée ?

Elle cherchait dans son ignorance

Auprès de toi la vérité

Tu trouvas longue sa séquence

Et son refrain trop répété

Tu fus bien dur en réalité !

Au plus fort de son indigence

Tu l’as un peu, sans doute, aidé

Elle était toute reconnaissante

Sans que tu l’eusses mérité

Tu fus bien dur en vérité !

Son vieux mari, infirme et sourd

Et son frère, ivrogne buté

Lui rendaient le quotidien assez lourd

Le vin n’était jamais cuvé

De ce fils, ivrogne obstiné.

Elle-même, il faut le reconnaitre

Etait bien pénible parfois

Elle n’en faisait de vous mettre

Le même disque chaque fois

Qu’elle était pénible quelque fois !

Ses visites devinrent rares

L’âge et la maladie aidant

Son mari eut un violent cancer

Et s’en alla subitement

Solitude et misère aidant.

 Un jour on t’apprit qu’elle-même

Ne viendrait plus te déranger

Le Seigneur, pour sa paix suprême

Etait descendu la chercher

Plus elle ne viendrait te déranger.

Son pauvre souvenir te hante

Et vient souvent te visiter

Son âme désormais contente

N’a plus rien à te demander

Lorsqu’elle vient te visiter.

Implore toi-même indulgence

Que le Seigneur te prenne en pitié

Pour l’avoir, dans son indulgence

Aidée seulement à moitié

Que le Seigneur te prenne en pitié !