Le festival du Rolex et la gastronomie engagés en Ouganda

Ce dimanche 19 Aout 2018, la ville de Kampala a vibrée sur le rythme du festival du Rolex. Ce festival qui a exalté la célèbre nourriture des rues de Kampala a aussi plaidé pour une cause noble, la libération du fameux musicien et député Bobi Wine, opposant au régime du président Museveni.

« People power », signifiant « le pouvoir c’est le peuple », est le slogan autour duquel Bobi Wine fonde son engagement politique. Ce slogan est revenu plusieurs fois de la bouche des artistes qui se sont succédé sur le podium du festival du Rolex pour sympathiser avec leur collègue.

D’abord c’est quoi le Rolex ?

Ne confondez pas le Rolex ougandais à la montre que vous portez sûrement sur votre poignet. Quand on parle du Rolex, en Ouganda, cela renvoie à une nourriture ou un met, je ne sais pas trop la différence entre le deux, que vous verrez à tous les coins des rues du Pays.

Il est fait à partir d’un accompagnement du « Chapati » et de l’omelette. Ceux qui ont déjà voyagé dans les pays de l’Afrique de l’Est sauront bien ce qu’est le Chapati. Dans la pâtisserie locale, il est obtenu à partir de la pâte de blé, aplatie en rond, puis grillée dans de l’huile.

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Un chapati en cuisson

Après qu’on ait son « Chapati », il suffit de faire une omelette, où peuvent être ajoutés plusieurs autres épices comme la tomate, l’oignon, du choux, puis bien enrouler le « Chapati » autours de l’omelette et ouf… nous tenons notre Rolex. La célébrité du Rolex tient surtout de son accessibilité : on en trouve dans presque toutes les rues. Son prix abordable attire aussi beaucoup de consommateurs. Son goût succulent et surtout son aptitude à étouffer la faim pendant toute une journée font tacitement son marketing.

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Un Rolex prêt à manger

D’où serait venu l’engagement citoyen du Rolex ?

Arrêté pour trahison, selon le chef d’accusation du gouvernement ougandais à son encontre, le député de l’opposition Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom d’artiste Bobi Wine, est accusé de possession illégale d’armes à feu et de munitions. Cependant, dans le fief de certains ougandais, ces accusations seraient un montage du gouvernement de Kampala qui voudrait étouffer la carrière politique de cet artistes ayant affiché ses ambitions de se représenter aux élections présidentielles.

C’est ainsi que les artistes ont profité du festival du Rolex pour exprimer leur solidarité à Bobi Wine. Ils se sont présentés au festival, pour la plupart portant le béret rouge, insigne du mouvement révolutionnaire « Power People » dont il est le leader symbolique. « Power People » est aussi le slogan de ce mouvement. Il a été presque le refrain du festival du Rolex car les artistes et les festivaliers ne se fatiguaient à le répéter.

Ainsi donc, le Rolex s’est aussi rangé au côté de ce peuple qui le vénère pour appeler à la libération de l’artiste musicien engagé Bobi Wine.

Quelques images du festival du Rolex

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Pour charmer le public ougandais, il faut une danse corps à corps

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Une scéance photo pour les festivaliers avecune petite pencarte où il est écrit « Mba Rolex yange » qui signifie en francais « donne-moi mon rolex »

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Et puis du loisir pour les enfants

 

4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent

Mon coup de foudre pour le Rwanda

« Dieu se trouve partout mais le soir il revient dormir au Rwanda », proverbe Rwandais.
Je n’ai jamais compris la philosophie de ce proverbe et cela ne me surprend pas car le pays des milles collines c’est aussi le pays des milles surprises. Mais pourquoi Dieu devrait opter pour le Rwanda comme unique dortoir ? Mon récent voyage dans ce paradis africain m’a permis de le découvrir.
Mon voyage commence à Gisenyi, une ville qui est à l’Ouest du Rwanda et qui partage la frontière avec Goma, la ville congolaise qui m’a vu naître. De Gisenyi, j’ai pris un bus qui devait m’emmener à Kigali, la capitale Rwandaise. Avant de fouler le sol de la capitale, c’est le paysage verdoyant qui a le plus attiré mon attention, au point de me faire oublié que j’avais un livre en mains.

Nous avons marché sur des nuages

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Du brouillard dans des vallées au Rwanda
CC : Pixabay

Après 4 heures de route, mes yeux se sont posés sur des grattes-ciels, perchés sur des collines. Une ville qui s’élève sur des montagnes comme pour imposer à tous les regards de se tourner vers elle. A côté des ces maisons grandioses, ce sont les arbres qui dominent le visage de Kigali. L’air y est frais et le climat doux. De quoi charmer Imana (Dieu en Kinyarwanda) en lui offrant un environnement de choix pour son repos vespéral.

Il n’y a pas que les maisons qui sont perchées au Rwanda. Les routes aussi. Elles parcourent des collines élevées en offrant une vue panoramiques dans les profondeurs des vallées exhalant du brouillard tout alentour. Je me suis attardé sur ce spectacle on ne peut plus alléchant où j’ai vu le vent emporter des brouillards épais sous forme des nuages.
Je me suis retourné vers Providence Baraka, mon compagnon de voyage et lui ai soufflé : « regardes, nous marchons sur les nuages ». Sans vous mentir, pendant un laps de temps je me croyais déjà au ciel. Se retrouver au-dessus des nuages ça n’arrive pas deux fois dans une vie.
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Une route tracée sur la montagne
CC : Pixabay

Si Dieu a vraiment créé le monde, Il doit être fier de son chef-d’œuvre qu’est le Rwanda. A sa place, je n’aurais pas non plus besoin de passer mes nuits ailleurs, mis à part les exigences de l’ omniprésence. Ce pays offre une attraction hors-norme : des rivières par ci, des chutes d’eau par là. Des montagnes verdoyantes se suivent à perte de vue. Devant ce tableau merveilleux, mon ami Providence, ébahi, s’est exclamé : « Au Rwanda, c’est plus de milles collines. »

Le Rwanda est amour

Arrivés à Kigali, Providence et moi avons eu un problème de communication. Nous avons eu du mal à trouver un cyber café et communiquer avec les habitants de la ville n’a pas été chose simple. Alors que les Rwandais sont sensés être polyglottes, ils ne parlent mieux que le Kinyarwanda. La transition du pays de la francophonie vers l’anglophonie pèse encore sur les Rwandais, ils sont partagés entre un Français en agonie et un Anglais inaudible.
Curieusement, cela ne nous a pas coûté trop cher car les  Rwandais comprennent avec le cœur. Ils nous ont compris sans nous entendre. Qui plus est, cela nous a plutôt valu assistance. Je me souviens que, quand il m’a fallu passer un appel dans une cabine, j’ai été exempté du payement pour le simple fait que le revendeur d’unités a compris que j’étais un étranger. « C’est un service rendu », m’a-t-il dit.
Je me suis senti bien et fier de me retrouver étranger au Rwanda car cela m’a fait découvrir le degré de générosité de ce peuple enthousiaste. Si l’amour est charitable, le Rwanda est amour comme Dieu l’est aussi. Imana avait donc raison d’établir son dortoir au Rwanda car il est amour et il ne peut que vivre au milieu d’un peuple qui aime inconditionnellement.

Idjwi, une merveille au cœur du lac Kivu en République démocratique du Congo

Idjwi est une île surplombant le cœur du lac Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Bien qu’étant à cheval entre les villes de Goma et Bukavu, l’île Idjwi a des particularités qui font d’elle un endroit spécial au pays de Lumumba. Dans ce billet, je vous partage quelques aspects qui ont retenu mon attention lors de mon voyage sur cette île.

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Vue panoramique d’une partie de l’ile d’Idjwi

Par Jean-Fraterne Ruyange

Idjwi n’est pas qu’une bande de terre dans le lac Kivu

Contrairement à ce que pense plus d’un, l’île d’Idjwi c’est tout un monde, d’ailleurs, bien plus qu’un monde, c’est un petit bout de paradis. Avec une superficie de 285 km2, elle est la plus grande île de la RDC et deuxième d’Afrique. Oui, je dis bien deuxième d’Afrique, juste après le Madagascar.

Avec une population estimée à plus de 326 000 habitants, selon les estimations de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Idjwi est principalement habitée par deux communautés ethniques (Les Havus à plus de 95% et les Pygmées).

Vivant principalement de la pêche et de la culture, la population d’Idjwi n’a jamais connu de guerre ni de conflit important. Ci-gît les noumènes comme tribalisme, peuple majoritaire ou encore peuple minoritaire. La cohabitation pacifique fait place à la complémentarité en étouffant de la sorte toute inimitié possible.

La vie dans la nature ou la vie avec la nature ?

Quand je suis arrivé à Idjwi, c’est son paysage qui m’a charmé à premier vue. Des montagnes qui s’élèvent dans la profondeur du lac, des petits îlots garnissant la grande île s’escortent donnant l’air des forêts flottant sur l’eau, les chants des oiseaux, et tant d’autres merveilles, dont le sourire des insulaires, voilà comment Idjwi m’a accueilli.

Le revers de ce charme apparent ce sont les variétés innombrables d’insectes vivant sur l’île. Je ne voudrais pas que les écologistes me comprennent mal, mais, en vérité, c’est un vrai calvaire de vivre en compagnie d’insectes présentent presque partout – ou, disons mieux, dans tout.- Que ce soit sur le lit, dans les habits que l’on porte, voire même dans la nourriture ainsi que dans l’eau. S’il y a quelque chose qui puisse donner la mort rapidement à Idjwi ce sont ces insectes. Sur cette île, l’obligation de cohabiter avec la nature est naturelle.

Le décalage entre ce qui et ce qui serait

Vivre de la pêche et de la culture c’est bien. Mais au 21ème siècle, cela représente-t-il quelque chose du point de vue économique ? A mon avis : Pas vraiment. La population d’Idjwi est faite des personnes au cœur atteint par le dénuement de la générosité démesurée. Le seul instinct dont elles disposent est celui de survie.

D’où le partage s’avère être la règle. Cela fait qu’ils ne voient pas les potentialités dont ils disposent pour faire de l’île un eldorado touristique et améliorer leur mode de vie. Les richesses, la fortune, les artifices,… tout cela n’a aucune importance. Seule la famille compte, malheureusement, en préjudice à l’économie.

L’île d’Idjwi demeure un terrain inexploité dans bien des domaines, donc propice au développement de nombre d’affaires. Les investisseurs n’ont donc pas d’excuses pour ne pas y investir suite à l’instabilité politique et l’insécurité, voici un endroit à l’abri de cela.

Le coté mystérieux de l’ile d’Idjwi

D’aucuns soutiennent que l’absence de la guerre à Idjwi serait justifiée par le coté mystique dont cette île est réputée. Je n’ai vraiment rien vécu de spécial de ce point de vue à Idjwi. Cependant, je n’ai pas été moins surpris d’être témoin d’un homme qui confie la garde de son champ des cannes à sucres aux serpents. Lui, il n’a nul besoin des épouvantails car ceux-ci font fuir les oiseaux et non les hommes.

Est-ce pour autant qu’il faut dire que la générosité et l’inexistence des conflits à Idjwi est à réduire à la peur liée aux pratiques mystiques ?