Le festival des arts Bayimba vivifie l’ile Lunkulu

Lunkulu est une ile quasi-inhabitée dans le lac Victoria en Ouganda. Il a abrité du 02 au 05 Août 2018 la onzième édition du festival d’arts Bayimba. Cette ile où cohabitent principalement  serpents,  aigrettes et libellules se conforme désormais à son nouvel hôte, l’homme festivalier.

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Le nouveau visage de l’ile Lunkulu

Il n’y a pas que le visage de l’ile qui a changé suite aux innombrables décors et designs sur le site du festival. La métamorphose de Lunkulu a aussi touché l’ambiance habituelle : les musiques viennent de toute part et dominent l’audition. Tu veux parler à un ami à coté ? Il faut lui crier dans les oreilles sinon il ne te comprendra pas.

Chaque personne présente sur l’ile marche par des pas rythmée par la musique qu’on croirait que même les oiseaux dansent dans les airs et les poissons dans la mer, tellement la musique domine l’espace insulaire.

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Des tableaux exposés au festival Bayimba

Lire la version en Anglais ici

La mobilisation des Ougandais

Si au festival Bayimba ont presté des artistes venus de part et d’autre de la planète, ce sont les ougandais qui ont composé la majeure partie des festivaliers. Cette mobilisation se justifie par le fait que ce festival s’est tenu sur un site simplement attrayant. Imaginer une excursion de quatre jours au milieu d’une jungle où vous ne verrez plus que des animaux dont vous n’avez plus l’habitude de voir – comme les aigrettes, les singes,… – mais aussi les cracks de la musique dont vous rêvez de voir sur scène un jour. Plus qu’une satisfaction.

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Des aigrettes sur le bord du lac Victoria

Pourquoi ne pas parler aussi du lac Victoria, son charmant paysage et son air frais qui valent la peine d’être déguster un jour ? Ses presqu’iles, baies et caps et bien plus ses innombrables iles ? le festival Bayimba était aussi un magnifique cadre d’exploration pour les amoureux de la nature.

La nuit Lunkulu n’est pas gris

Une nuit dans la jungle, ça doit être terrifiant mais à Lunkulu c’était bien différent, toutes les nuits, durant les quatre jours du festival. À partir de minuit, Justalokohub, un écosystème de co-création réunissant le collectif Justahub de l’Ecosse et Kongoloko de la RDC mettaient.33t du feu sur le 3ème podium du festival dit « Bukunja stage ».

C’est sous les lumières et le décor conçu uniquement pour ce festival par Sophia Burns et autour des performances des DJs comme Lewis Lowe, Ethan Pseudopolis ou encore Laura Michelle que les festivaliers ont bercé leurs nuits. La prestation des MCs Akili et Muhinder n’est pas aussi à taire car elle fait encore écho dans les bois de l’ile Lunkulu.

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Vue nocturne du Bukunja stage

Logé sur le bord du lac Victoria, les festivaliers n’oublieront jamais, je n’en doute pas une seule fois, car c’est le cas pour moi aussi, de ces nuits formidables que leur a accordé Justalokohub où tout le monde priait pour qu’il ne fasse plus jour.

Bahimba festival, l’ile Lunkulu métamorphosée

Bayimba est un festival des arts organisé en Ouganda. Cette année (mai 2018), c’était la onzième édition, le festival a créé une innovation très émouvante qui a ravi les festivaliers : elle a eu lieusur l’île de Lunkulu, au bord du lac Victoria, un cadre magnifique pour une relaxation sans précèdent.

Le festival accueille des artistes de tous les horizons et cette aventure assure le nom du festival Bayimba sur la scène musicale de l’Ouganda et du monde. Je vous présente, en images, l’ambiance qui régnait lors des préparatifs.

====>>> Lire la version anglaise ici.

L’ambiance autour de l’arrivée

J’étais parmis les premiers à débarquer sur l’île Lukunlu pour le festival Bayimba, laissez-moi vous emmener dans la cuisine interne des équipes qui préparent le site pour accueillir les festivaliers !

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Nous sommes tous arrivés par la pirogue

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Quelques prévisions pour survivre dans la jungle

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Le campement est fin prêt pour la nuit

Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall

Le repos dans une tente ça doit être excitant même avant la tombée de la nuit

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Je me sens mieux dans une brouette

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Et si on fixait un slick line?

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Voyons si nous avons de l’équilibre

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C’est facile si on se tenait la main

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Ca tourne à l’accrobatie

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C’est  chaud l’Afrique, les anti-inflammatoires font du bien

La communion avec la nature

Le Bahimba festival a choisi son site dans la partie inhabitée de l’ile Lunkulu. Il y a ici abondance d’insectes et des reptiles aussi. Les plus en vue sont les libellules et les aigrettes mais les plus redoutés sont les serpents, même s’ils restent naturellement discrets.

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C’est l’heure du décollage

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Un aigrettier est un arbre aux aigrettes

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Nous guettons la mer d’en haut

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Je suis petit mais tu vas me remarquer car je domine l’ile

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Des arbres flottants, ça existe aussi à Lunkulu

JustaHub et Afrika Collective métamorphosent l’ile Lunkulu

JustaHub, une plateforme artistique basée en Ecosse, collabore avec des artistes congolais (RDC) du collectif Kongoloko et Afrika Collective de l’Ouganda. Ensemble, ils ont travaillé sur la conception des designs sur l’île ainsi que sur la décoration.

La trace de notre passage à Lunkulu

Un arbre ça peut servir de chaise et porte-manteau à la fois

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Des balançoires made in Lunkulu par Africa Arts Collectif

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Une balançoire au milieu des meubles en bois

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Des projecteurs pour éclairer la foret

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Des décors encombrent l’ile

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Justalokohub impose un décor au visage du Kitenge congolais

Bayimba festival, Lunkulu island metamorphosed

Bayimba is a festival of arts organized in Uganda. This year, it is in its eleventh edition and brings a very moving innovation that will, without a doubt, enjoy festival-goers: It will be held from 02 to May 05, 2018 on the island Lunkulu, in Lake Victoria and offers a relaxing atmosphere.

The festival will welcome artists from all sides and this adventure will surely secure Bayimba Festival’s name on the scene of Uganda and world music. While waiting for everything to start, I propose, in pictures, the atmosphere around the preparations that started since Monday and, rest assured, this is only a foretaste.

Read the french version here

The atmosphere around the finish

As one of the first people to land on Lukunlu Island for the Bayimba Festival, let me take you to the internal kitchen of the teams preparing the site to welcome festival-goers.

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We all arrived by canoe

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Some food for survival in the jungle

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The camp is all ready for the night

Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall

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I feel better in a wheelbarrow

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And if we set a slick line?

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Let’s see if we have balance

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It’s easy if we hold hands

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It turns to acrobatics

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It’s hot in Africa, anti-inflammatories are good

Communion with nature

The Bayimba Festival has chosen its site in the uninhabited part of Lunkulu Island. There are plenty of insects and reptiles here. The most prominent are dragonflies and egrets but the most feared are the snakes even if they remain naturally discreet.

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It’s time to blast off

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An egret tree is a tree which produces egrets

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We watch the sea from above

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I am small but you will always see me because I dominate the island

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Floating trees also exists in Lunkulu Island

JustaHub and Africa Collective Metamorphose Lunkulu Island

JustaHub, an art platform based  in Scotland is collaborating with Congolese artists (DRC) from the Kongoloko Collective and Afrika Collective, a Ugandan collective of artists Together they have been working on the design of the stages on the island as well as on the decoration.

The vestige of our passage on Lunkulu Island

A tree can serve as both a chair and coat rack

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Swings made in Lunkulu by Afrika Collective

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A swing in the middle of the wooden furniture

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Spotlights to illuminate the forest

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Decors overwhelm the island

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Justalokohub imposes a decor on the face of the Congolese Kitenge

 

Il faut désormais payer une taxe de 200 shillings par jour pour accéder aux médias sociaux en Ouganda

Hier, je me réveille tôt le matin et, comme toujours, j’active les données mobiles de mon téléphone avant de sortir du lit, question de consulter mon mail et passer des petits coucous aux amis via WhatsApp… mais en vain. Qu’est-ce qui se passe ? Aucune idée. Je désactive les données mobiles, puis je m’en vais prendre la douche avant de retenter quelques minutes plus tard, mais toujours rien.

Par un heureux hasard, j’essaie d’ouvrir Google, et oups… la page d’accueil Google se recharge sans contrainte. Jusque-là, je ne savais pas que l’accès aux réseaux sociaux en Ouganda, où je séjourne depuis 3 semaines déjà, est désormais conditionné par le payement d’une taxe de 200 shillings, soit 0.05 dollars US. Il faut avouer que je ne m’intéresse pas trop à l’actualité du pays de Museveni, surtout que c’est la coupe du monde, mais aussi, il se passe beaucoup des choses chez nous en RDC.

Quand j’ai vu que je pouvais accéder à la page d’accueil de Google et mener des recherches sans problème, m’est directement venu à l’esprit l’idée d’installer le VPN et hop ! Me voilà de retour sur les réseaux sociaux. Tout Congolais qui se respecte doit avoir un tel réflexe car au pays, nous sommes souvent soumis aux coupures et censures de l’internet. Cela m’a aussi rappelé une blague selon laquelle « pour embaucher un Congolais il ne faut jamais lui demander une expérience car la vie au Congo doit être mentionné sur le CV de chaque congolais. »

Une mesure économique ?

L’Ouganda se serait inspiré des services Cloud comme Amazon ou Azure de Microsoft qui ont généré respectivement 12 milliards et 7 milliards de dollars en 2017. En voyant le chinois Alibaba lancer aussi son service Cloud, l’Ouganda s’est dit qu’il est hors des questions de limiter l’internet aux réseaux sociaux alors qu’il est un enjeu économique considérable. Bah, au fait, ça c’est ce que je pense dans ma tête.

En effet, selon le budget de l’exercice 2018/2019, le gouvernement ougandais s’attend à recueillir environ 400 milliards de dollars par an auprès des utilisateurs des médias sociaux.

La réaction des internautes ougandais

Je ne suis pas le seul à avoir pensé aux VPN en Ouganda. Quelques heures seulement après l’introduction de la taxe sur les médias sociaux, la recherche de VPN sur le moteur de recherche le plus populaire au monde, Google, a explosé en atteignant la valeur maximale ‘100’ au cours des dernières heures. Selon Google, entre le 24 juin et le 29 juin, la recherche de VPN n’était pas allée au-delà de la valeur de recherche de Google, soit 5. En fait, au 24 juin à 7h du matin, il y avait ‘0’ recherche. Les VPN masquent l’emplacement exact de l’utilisateur et permettent ainsi de contourner facilement le blocage.

Les compagnies de télécommunications (MTN, Airtel et Africell) ont annoncé dans un communiqué que les internautes devront payer 200 shillings par jour et par utilisateur pour accéder aux réseaux sociaux.

Twitter, Facebook, Instagram ont été éteints par les télécoms ce 1er juillet à minuit. La première fois que les Ougandais ont massivement utilisé le VPN, c’était en 2016 lors des élections présidentielles après que le gouvernement ait bloqué les médias sociaux dans le pays.

La toile ne manque jamais d’humour

Ça c’est une particularité propre à la toile. Les internautes trouvent toujours de quoi amuser la galerie dans chaque situation. Ici, j’essaie de vous traduire les déclarations amusantes sur lesquelles je suis tombé et qui m’ont marré.

1. Ok, vous ne pouvez pas ajouter les 200 shillings sur le prix du sucre et laisser Internet en paix?

https://twitter.com/genoeric1/status/1013397033993064451

2. L’Ouganda n’est plus Wakanda, elle est Jumanji #SocialMediaTax

3. Je n’arrive pas à croire comment certains députés qui ont appuyé l’imposition des médias sociaux téléchargent aussi des VPN

https://twitter.com/Andrewmatsiko2/status/1013318083753185280

4. Les gars arrêtons de parler des VPN et prétendre que nous avons payé la taxe. Comme ça Museveni et ses crétins peuvent commencer à se battre entre eux à la recherche de qui a volé l’argent #socialmediatax

https://twitter.com/wyclif_henry/status/1013305358876594178

5. Payer des impôts à un gouvernement corrompu n’est pas patriotique, c’est de l’esclavage.

6. Je vois des gens en ligne mais pas encore d’argent, que se passe-t-il? #SocialMediaTax

https://twitter.com/_mwes/status/1013176329490108416

4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent