2018, année de la médiocrité congolaise : Mais qui sont les médiocres en RDC ?

Depuis le début de cette année, les mots «médiocre et médiocrité » se partagent le paysage socio-médiatique de la RDC. Le baromètre électoral n’augure pas la décrispation du climat politique, un an après la médiation de l’épiscopat. L’an 2018 s’avère donc être une année cruciale ou « médiocre » pour la RDC.

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Qui sont les médiocres en RDC?

 

Par Jean-Fraterne Ruyange

Tout commence ce 02 janvier 2018 quand, en condamnant la répression violente des marches catholiques, initiées pour réclamer le départ du président Joseph Kabila, le Cardinal Laurent Mosengwo, archevêque de Kinshasa, a déclarer : « Il est temps que les médiocres dégagent et que règnent la paix et la justice en RDC. »

Des propos qui dérangent

Lorsque j’ai lu les réactions des certains compatriotes sur les précités propos du Cardinal, j’ai eu du mal à comprendre qui seraient vraiment des « médiocres » au pays.

Tenez ! Voici la carte postale du Congo de 2017 : Un pays de 2 345 409 km2 et une population estimée à 85,5 millions d’habitants en 2017.

Un potentiel agricole de 75 millions des hectares de terres arables, mais qui ne sont cultivés qu’à 10 % ; 87 millions des hectares des terres pâturables occupées seulement à 8,5 % ; un potentiel halieutique annuel de 700 mille tonnes de poissons exploités seulement à 34 %.

Classé à la 178ème place sur 188 pays, la République Démocratique du Congo affiche l’un de plus faibles Indice de Développement Humain (IDH) au monde, un taux de pauvreté qui affecte 71,34 % de la population (moins d’1 USD/personne/jour), une malnutrition chronique qui affecte 43 % des enfants de moins de 5 ans et une insuffisance pondérale qui frappe 24 % de la population infantile.

Avec un taux d’accès aux soins de santé de 45 %, l’espérance de vie n’est que de 59 ans pour une moyenne mondiale de 69 ans. A l’exception de ses provinces frontalières des pays limitrophes qui profitent du commerce transfrontière, la majeure partie du pays est enclavée alors que ce sous-continent est doté d’un réseau de voies de communication, en état d’abandon hélas!

Ce réseau est constitué de 16 238 km de biefs navigables (maritimes, fluviaux et lacustres) et équipés de 50 ports, 5033 km de voies ferrées et 152400 km de routes. Sur le plan de l’énergie électrique, le Congo détient un potentiel hydroélectrique de 100 mille MW exploité seulement à 2,6 % et il affiche un taux d’accès à l’électricité de 9 % pour les populations contre 83 % dans le monde.

Le chômage de masse affecte 84 % de la population active et le PIB en 2016 s’élevait à 800 USD par habitant, pour une moyenne mondiale de 16 400 USD par habitant, en étant classé ainsi 52ème sur 55 en Afrique.

Dis-moi qui te dirige, je te dirai quel peuple tu es

Chers compatriotes, avec tous ces potentiels, toutes les pierres sont-elles à jeter aux seuls « médiocres » ? Il n’y a pas de quoi pavoiser. Les propos du Cardinal, loin de nous offusquer, devraient plutôt nous inciter à méditer sur notre incapacité à transformer ce pays qui a tout pour être un paradis sur terre, un eldorado pour toutes les nations.

Culpabiliser le pouvoir en place ne rend pas le peuple innocent. Si « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois », qui seraient citoyens au royaume où les médiocres sont rois ? »

On s’en réjouit et on en parle partout, cependant, en tutoyant l’autre, car chacun se reconnaît compétant. La médiocrité étant primordialement le choix du moindre mal, le pays ne se remplit pas des médiocres par un effet de génération spontanée. La seule chose véritable est que les médiocres en engendre d’autres, le comble étant qu’ils ne reconnaissent pas pourtant leur progéniture.

La médiocrité congolaise a placé à la tête du pays un médiocre et les médiocres lui servent de « garçons de course » (expression utilisée souvent par le blogueur congolais Frank Kaky pour désigner ces personnes atteinte du syndrome du Larbin) et ils en sont tous fier.

Les uns comme les autres jouent au son d’une guitare mal accordée, alors que l’impératif de responsabilité est d’avoir une intelligensia congolaise proactive, dotée des ambitions aussi grandes que les défis à relever.

Alors, dites-moi,  qui sont vraiment les médiocres en RDC ? Ceux qui traitent les autres de médiocres, ceux qui sont traités de médiocres ou ceux qui se réjouissent de leur quotidien médiocre ?

En nous réjouir de cette attribut injure faite par son éminence le Cardinal à nos dirigeants, rappelons-nous qu’elle concerne tous les Congolais, lui y compris, malheureusement.

Le trésor plus enfoui que l’or et le diamant dans la terre de Walikale en RDC

Je devais normalement avoir honte de mettre aux yeux du monde pareille affliction qui nuirait à la réputation de mon pays. En écrivant ce billet, mon objectif n’est pas de dénoncer quoi que ce soit mais plutôt de déclencher une alarme, un SOS, pour la population de Walikale. Vivant au-dessus d’importants gisements des pierres précieuses, elle est, cependant, privé de ce trésor qui rend la vie vivable, viable, somptueuse et aisé : l’accès aux soins de santé.

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Salle d’opération de l’hôpital Oninga à Walikale

Par Jean-Fraterne Ruyange

Un sage a dit un jour, « A Walikale, les gens naissent pour vivre dans la misère la plus déplorable et meurent pour être enterré dans le luxe le plus fastueux, dans des sépultures taillées dans les gisements d’or et de diamant. »

Ne me demandez pas qui est ce sage qui aurait dit cela ni quand il l’a fait. C’est moi qui viens de le faire en écrivant ce billet. En effet, c’est ce que n’importe qui peut dire en observant le calvaire que vit la population de cette partie de la République Démocratique du Congo.

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Un malade sur un lit d’hôpital à Walikale

Muni de tout ce qu’il faut pour élever le niveau de vie de ses habitats, Walikale est aujourd’hui épinglé parmi les territoires les plus reculé, en termes de développement et de modernité en RDC.

A lire aussi : La légende des mines de Walikale en RDC

L’accès aux soins de santé, une affaire des riches

Le problème d’accès à la santé est d’actualité partout en RDC. Même dans les grandes villes, l’accès à la plupart des hôpitaux est une affaire des nantis. Les soins de santé y sont attribués en fonction de l’aptitude rémunératrice du porte-monnaie de tout un chacun. Ainsi donc, la médecine congolaise abandonne les démunis à leur triste sort. « Payer ou mourir », est le slogan adapté au système médical de la RDC.

A Walikale, cette situation est encore plus alarmante. Inutile d’y installer des infrastructures médicales conformes aux normes car la population n’est pas à même de payer la facture le coût des traitements reçus, comme si la santé avait de prix.

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Un nouveau-né et un malade de choléra sur un même lit d’hospitalisation

En dépit de trésors incommensurables que regorge son sol et son sous-sol, la médecine de qualité loge à des miles de ce territoire. Si on a la facilité d’y trouver la cassitérite, le coltan, l’or, et bien d’autres pierres précieuses, même à ciel ouvert, la santé est, quant à elle, invisible même au microscope. On dirait qu’elle serait enfuie dans les profondeurs insondables.

Une nuit avec mamie (partie II) : La vie de l’animal plus sacré que celle de l’homme en RDC

A premier vue, le titre de mon article semble un peu philosophique. Vous vous dites peut-être qu’il s’agit ici d’encenser l’attitude ou les mœurs de l’animal comparativement à celui de l’homme. Non, tel n’est pas le cas. Mamie n’est pas philosophe, elle appelle le chien par son nom. Comprenez donc ce titre tel quel, il s’agit d’une triste vérité, qui s’observe à Masisi, à l’Est de la RDC.

Ce billet est la suite d’un premier. Vous pouvez le lire ici.

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Des vaches dans une ferme à Masisi
Photo: flickr.com

Par Jean-Fraterne Ruyange

Éblouissant par son relief et ses collines verdoyantes, Masisi est un territoire de la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC. Magnifique et fertile région d’alpage, Masisi est aussi appelée la « Petite Suisse », où paît le bétail en toute tranquillité.

Ce territoire était déjà fort prisé et apprécié du temps des Belges – colonisation – pour son climat doux. On a l’impression d’être au milieu des Alpes, alors que la forêt équatoriale n’est pas bien loin… Paysages et vues magnifiques qui portent le regard à des kilomètres à la ronde.

C’est également là le fief du fameux et délicieux fromage de Goma. Des activités touristiques tendent à s’y développer : randonnées à cheval, visite de la production fromagère, guest-houses… Idéal pour une mise au vert et pour s’imprégner de la beauté des paysages du Kivu.

Entre l’homme et le bétail, le choix est clair

« Cultivateurs et éleveurs représentent l’essentiel de la population de Masisi. La croissance de la population conjuguée aux besoins nouveaux de terres agricoles crée de sérieux problèmes qui dégénèrent en conflits violents entre les deux. La mobilité des animaux à la recherche de pâturages et de points d’eau – en l’occurrence les vaches – ne se fait plus sans antécédents », s’est indignée grand-ma.

Ainsi s’instaure et s’accentue une compétition entre les acteurs du monde rural, cultivateurs et éleveurs. Chacun a naturellement tendance à privilégier son activité et à protéger ses intérêts. Dans cette lutte anonyme, les contacts se soldent par des oppositions et des antagonismes incessants. Ces conflits deviennent de plus en plus nombreux et graves, menaçant ainsi la cohésion sociale. « Économiquement fort, l’éleveur piétine le pauvre cultivateur en introduisant son troupeau dans les champs, souvent expressément, ce qui détruit les récoltes de ce dernier » a poursuivi mamie.

L’indignation et les plaintes du cultivateur sont considérées comme un manque de respect et une provocation par l’éleveur qui ne tarde pas à réagir en démonstration de force.

Si le conflit persiste, cela peut aller jusqu’à torturer le cultivateur,  pire encore, lui ôter la vie, pour que son bétail paisse en paix… Ce genre de situation prend des proportions inquiétantes qui « enlèvent à la vie de l’homme son caractère sacré » a conclu mamie.

Une nuit avec mamie (partie I) : le mariage dans les traditions ancestrales en RDC

Actuellement, il existe en Afrique trois modes des mariage : le mariage religieux, le mariage civil et le mariage coutumier. Ils cohabitent dans la plupart des sociétés africaines et sont même complémentaires. Ils sont à considérer comme des formes modernes de mariage, car, dans le temps, nos aïeux ont vécu d’autres formes de mariages, aussi surprenantes que déprimantes.

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Ma grand-mère, racontant les histoires du passé

Par Jean-Fraterne Ruyange

« Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » avait déclaré Amadou Hampâté Bâ. Et oui, il n’avait pas tort. Heureusement, j’ai encore une bibliothèque où abreuver ma soif d’entrer en contact avec mes racines. Il s’agit de ma grand-mère. Ici, je vous rapporte ce que j’ai lu dans son livre des souvenirs concernant le mariage dans nos traditions.

Quand je parle de « son livre des souvenirs », n’allez pas comprendre que je suis tombé sur une sorte d’ «agenda ou grimoire» où elle aurait conserver son vécu. Chez nous, « l’Histoire s’écrit à l’oral ». Lire le livre des souvenirs d’un griot consiste donc à s’asseoir auprès de lui et à l’écouter… Pour faire le coq, il suffit de lui poser des questions, en faignant de vouloir puiser la morale grâce à son expérience.

C’est là le jeu qu’adorent nos griots. Réussir à les embarquer dedans, c’est réussir à voler leur temps. Voilà comment je suis parvenu à voler à mamie presque toute sa nuit… Le nœud central de mon interrogation consistant à savoir comment se mariaient ses contemporains, elle a préféré me dévoiler aussi pourquoi ils se mariaient.

La procréation : cause, but et finalité du mariage

La première chose que m’a révélée mamie c’est qu’à son époque, il était difficile de parler de l’amour. Pour elle, les gens qui s’aimaient étaient ceux qui arrivaient à vivre ensemble sans précédents immondes. Il n’était donc pas question de chercher à cohabiter parce qu’on s’aime mais plutôt de chercher à s’aimer parce qu’on cohabite.

Il faut aussi souligner que dans tout cela, ce qui importait c’était de faire des enfants. Cohabiter pour faire des enfants. C’était uniquement pour cela que nos aïeux se mariaient. La cause, le but et la finalité du mariage était donc de faire des enfants. Une union sans enfants a toujours été considérée comme absurde parce-que les enfants sont une source de fierté, ils sont le prestige de la famille.

Comment se mariaient alors nos aïeux ?

A ce niveau, grand-ma a un peu trop parlé mais j’ai quand même retenu trois – parmi tant d’autres – des manières majeures dont se mariaient nos aïeux :

  1. Le mariage arrangé

J’aurais tendance à plutôt parler de mariage « forcé » mais le terme est un plus lourd. Il s’agit d’une union souvent précoce  pour les femmes. Selon les dire de mamie, cela s’expliquerait d’abord par l’inégalité des sexes. Dans nos traditions, la femme a toujours été considérée comme étant inférieure à l’homme. D’où le fait qu’ elle constitue une charge pour la famille, il faut donc s’en débarrasser le plus tôt possible.

Ce mode de mariage a toujours été prisé en Afrique par les familles pauvres qui cherchent à créer des alliances stratégiques avec les familles des riches.

À ce niveau, ce sont les parents qui choisissent à qui donner leur enfant en mariage. Il ne s’agit donc pas de deux êtres qui s’aiment mais de deux personnes qu’on oblige à s’aimer.

  1. Le mariage choisi

Je l’ai qualifié d’ « amour choisi » car je n’ai pas trouvé d’autres mots qui pourraient illustrer cela mieux. Ici aussi, il ne s’agit pas d’épouser qui on aime mais plutôt de choisir qui épouser. L’époux ou l’épouse est choisi(e) en fonction de ses aptitudes et/ou de ses atouts (excellent chasseur, très bon cultivateur, bonne danseuse, chanteuse ou encore bonne ménagère…).

Une fois d’accord entre eux, ce qui incombe encore aux deux partenaires c’est de convaincre leurs parents respectifs sur leur choix. Pas donc de mariage possible dans nos traditions sans l’implication des parents. Ce sont eux qui approuvent ou désapprouve l’union, qui plus est, en dernier ressort. Pas d’appel à leur décision.

  1. Le mariage par rapt

Voilà le mode de mariage qui m’a le plus intéressé. Avec celui-ci, pas question de rater la femme de ses rêves. Dans ma situation, il serait le remède par excellence qui adoucirait mes pulsions amoureuses.

Le mariage par rapt chez nos aïeux, consistait à enlever la femme (fille) que l’on veut pour épouse. Cet enlèvement s’organisait par l’homme qui voulait fonder famille, en concert soit avec ses amis, soit avec sa famille. L’assaut était lancé une fois que la « mariée » se rendait à la rivière ou aux champs. Prise de force, son « homme » devait l’obliger à consommer leur union pour s’assurer qu’elle ne pourra plus revenir chez ses parents.

Après cette union, qu’elle veuille ou non de son mari, la femme était dans l’obligation de cohabiter avec lui. Dans nos traditions, une femme qui avait déjà connu un homme ne pouvait pas être mariée par un autre. La virginité avait donc une place de choix dans le mariage. Ces mêmes traditions ne permettaient pas non plus aux femmes de rester célibataires. Voilà pourquoi le mariage par rapt fonctionnait aussi plutôt bien.

Pour lire la deuxième partie de ce billet, cliquez ici.

Trois choses à retenir du hackathon de l’Institut français de Goma en RDC

Du vendredi 20 au dimanche 22 octobre 2017, j’ai eu la chance d’assister à une activité dont peut rêver tout techno-entrepreneur, grâce à l’Institut Français de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit bel et bien d’un hackathon.

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Photo: Institut Français / Des participants au hackathon de l’Institut Français de Goma

 

Par Jean-Fraterne Ruyange

Hackathon, quid ?

Je vais essayer d’expliquer ce mot dont, moi-même, je ne parviens pas à appréhender les contours du sens. Après les trois jours passés à l’Institut français, je ne suis vraiment pas parvenu à donner à ce mot une définition qui puisse dire clairement ce que ce qu’un hackathon.

Cependant, j’ai retenu quelques mots qui peuvent essayer de nous donner une idée sur ce que cela peut bien être : « Entrepreneuriat, NTIC, technologies, Internet, innovation, imagination, créativité, start-up… »

Un hackathon c’est en quelque sorte le mariage de tous ces mots, hélas, je n’ai pas trouvé la bonne manière de les marier. D’ailleurs, il n’y a pas longtemps, ce mot n’existait pas dans le dictionnaire français. Ici, on définit le hackathon comme étant un « événement où des programmeurs se rencontrent pour collaborer au développement des logiciels« .

Maintenant que nous essayons de comprendre un tant soit peu ce que c’est un hackathon, découvrons les trois choses que j’ai retenues du hackathon de l’institut français de la République Démocratique du Congo, halle de Goma.

1. Le futur appartient à ceux qui ont l’internet

Quand je me mets à revivre les projets on ne peut plus innovants qui ont concouru à ce hackathon, leur accent mis sur le numérique, je ne peux, une seule fois, concevoir le monde dans 10 ou 20 ans entre les mains des profanes, en ce qui concerne l’internet.

De la simple gestion du temps à la protection de l’environnement, en passant par l’agro-alimentaire, des jeunes programmeurs de Goma ont innové dans les domaines de la santé connectée, l’agriculture connectée, les objets connectés et la robotique.

2. L’internet, une affaire d’hommes

Pas étonnant de constater que sur les 100 participants du hackathon, il n’y ait qu’une seule présence féminine. L’internet et la femme en République démocratique du Congo, c’est une histoire de désamour. Que faut-il en dire en ce qui concerne l’entrepreneuriat ? A cette question, je me réserve le droit de silence pour ne pas énerver celles qui ont su prendre au sérieux l’opportunisme de la « discrimination positive ».

A lire aussi => En RDC, les jeunes filles doivent se lancer à la conquête d’Internet

3. Il existe l’homme parfait, c’est le programmeur

Ceci est une affirmation gratuite, prétendront les pessimistes. Je ne suis pas moi-même programmeur, je n’ai donc aucun intérêt pour encenser les programmeurs. J’assume quand même mes mots car ce que j’ai vécu auprès d’eux pendant les trois jours du hackathon est simplement remarquable.

Ils ont travaillé pendant 48 heures non-stop, ils ont créé pendant ce temps-là la première société au monde qui n’ait pas besoin d’un chef pour garder sa cohérence. Ils avaient pour seul guide leur vision et pour seule loi leur passion. Pendant 48 heures, aucun dégât enregistré, aucune perte que ce soit en matériels comme en vie humaines. Plus que remarquable…